Violences conjugales : leur chemin chaotique vers la liberté

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Quatre ans après avoir témoigné en couverture de « ELLE » pour dénoncer les violences conjugales, quatre femmes racontent sans détour leur chemin chaotique vers la liberté.

Il y a quatre ans, quand nous les avions rencontrées pour la première fois, leurs mots et leurs corps n'étaient pas les mêmes. Il y avait, dans les premiers, tant de douleurs et de larmes ; dans les seconds, tant de tensions et de peurs. Il y a quatre ans, Harvey Weinstein brûlait ses derniers feux de producteur hollywoodien fréquentable. Il y a quatre ans, les femmes qui mouraient sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints n'étaient pas encore des victimes de « féminicides », mais de simples statistiques annoncées en bref à la fin du journal télévisé. En France, cent trente femmes sont mortes cette année-là. Il y a quatre ans, le président de la République, récemment élu, annonçait faire de la question des violences faites aux femmes une grande cause de son quinquennat. Il y a quatre ans, le 3 novembre 2017, neuf femmes avaient accepté d'apparaître en couverture de ELLE. Elles s'appellent Morgan, Florence, Géraldine, Kadija, Jacqueline, Ramona, Lucile, Muriel et Cathy. Avec un immense courage, elles avaient osé raconter leur histoire à visage découvert, accepté de dire la peur, les blessures, la honte, consenti à décrire leur parcours de combattante, les nombreuses tentatives pour s'échapper des griffes d'un compagnon violent, la fuite, enfin, et puis l'autre violence, celle des institutions judiciaire et policière.

VIOLENCES_CONJUGALES (3)
VIOLENCES_CONJUGALES (3)

©Ed Alcock / M.Y.O.P

Quatre ans après, et à la veille de la Journée mondiale de lutte contre les...

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