Violences conjugales: le gouvernement présente une série de mesures, en clôture du Grenelle

Et maintenant, tout commence. Après des mois de concertations, de consultations avec des groupes de travail composés d'experts dans les domaines judiciaire, médical, associatif.., sans oublier les victimes et leurs proches, le Grenelle contre les violences conjugales a pris fin lundi 25 novembre. Une date symbolique, alors que le macabre décompte des victimes continue de tourner.

Le Premier ministre, entouré d'une douzaine de ministres du gouvernement dont Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat en charge de l'égalité entre les hommes et les femmes, a présenté plusieurs mesures visant à mieux protéger et accompagner les victimes, espérant in fine parvenir à réduire leur nombre.

Parmi les annonces, la levée du secret médical. Tout médecin ou professionnel de santé qui le souhaite pourra directement alerter le procureur de la République, sans l'accord de la victime. Le Conseil national de l'ordre des médecins doit encore préciser les modalités de cette mesure, obligatoire ou pas à l'avenir. Rappelons que la levée du secret médical existe déjà, dans le cas de sévices ou de privations exercés sur mineurs ou personnes en incapacité physique ou psychique de se protéger....Ce qui est hélas le cas de nombre de victimes de violences.

Un accueil des victimes renforcé. Des dépôts de plaintes difficiles, des policiers ou gendarmes mal préparés au recueil de la parole des victimes...nombre d'entre elles ont raconté avoir renoncé, face au manque d'empathie, d'écoute des fonctionnaires, quand certaines n'étaient pas simplement renvoyées chez elle. Le gouvernement s'est donc engagé à renforcer la formation des policiers et gendarmes. Une grille d'évaluation du danger avec 23 questions clés leur permettra notamment de réagir au plus vite, et dans les meilleures conditions. En outre, 80 professionnels supplémentaires vont être déployés dans les gendarmeries et commissariats d'ici 2021, soit 30% d'effectifs supplémentaires. Quant à la question de l'hébergement d'urgence, 250 places devraient

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