Violences conjugales : la HAS veut rendre systématiques les questionnaires en consultation

Cent-vingt-et-une femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l'année 2022, selon l'association Nous Toutes. Pour prévenir ces drames, la Haute autorité de Santé demande aux médecins de questionner systématiquement leurs patientes sur les violences conjugales. Objectif : normaliser cette question et prendre en charge plus rapidement d'éventuelles victimes.

Violences conjugales : "un risque vital"

En 2019, dans ses travaux sur le "repérage des femmes victimes de violences au sein du couple", la HAS recommandait déjà aux professionnels de questionner leurs patientes, même en l’absence de signes d’alerte, sur d’éventuelles violences conjugales actuelles ou passées.

Cette recommandation était toutefois peu appliquée : selon une enquête menée par l’institut BVA pour la HAS, seules 3 % des femmes ayant consulté un médecin généraliste au cours des 18 derniers mois se rappellent avoir été interrogées sur ce sujet (source 1).

Des violences non repérées ont des conséquences sur la santé physique et psychique et deviennent généralement plus fréquentes et sévères avec le temps, jusqu’à représenter un risque vital, alerte HAS.

Et d'insister : "Le rôle des médecins généralistes...

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