Violences conjugales en hausse dans le monde durant le confinement

Après deux mois de confinement, les femmes victimes de violences conjugales de par le monde ont particulièrement souffert de cette période d'enfermement forcé. Les chiffres sont édifiants.

Le huis clos familial, conséquence de deux mois de confinement en raison de la pandémie, aura eu des conséquences dramatiques pour les femmes victimes de violences conjugales. Un phénomène qui touche hélas tous les pays du monde, du moins ceux où les associations peuvent recenser les victimes. Ainsi, alerte le collectif féminicides par compagnons ou ex, "les violences conjugales ont augmenté de plus de 30% en France métropolitaine durant cette période (36% en IDF). 15 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex conjoint."

La France ne fait pas exception. En Europe, on compte jusqu’à 60% d’augmentation des appels d’urgence concernant des faits de violences conjugales . Cette hausse s'élève à 25% s'agissant des signalements au Royaume-Uni. En Espagne, 500 appels de plus que le nombre habituel sur la même période ont été comptabilisés. Dans le reste du monde, les chiffres sont également édifiants, avec une aggravation sans précédent : les violences ont triplé en Chine, quintuplé en Tunisie. Au Mexique, 200 femmes ont été assassinées. En Afrique du Sud, 90 000 plaintes ont été enregistrées durant la première semaine du confinement seule. Ces chiffres rappellent la dimension systémique des violences faites aux femmes, dans un monde où le patriarcat ne connaît pas de frontières, insiste le collectif qui rappelle au gouvernement les engagements pris lors du Grenelle contre les violences conjugales, fin 2019.

"Nous demandons que des mesures réelles soient mises en oeuvre pour mettre fin à ces systèmes de violence. Les moyens déployés pour protéger les victimes durant le confinement ont été largement insuffisants et ont fait la preuve de leur totale inefficacité. Nous voulons l’éviction du conjoint violent du domicile, la formation continue et approfondie des services de police à la prise en charge des victimes, des procédures judiciaires accélérées, des ordonnances de protection systématiquement délivrées.

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