Violences conjugales : l’omerta au sein des couples homosexuels

Les couples homosexuels ne sont pas épargnés par les violences conjugales. Mais ces violences sont souvent passées sous silence, faute de plainte déposée par les victimes qui n'ont pas confiance dans les institutions. Des actions se mettent en place pour faciliter la libération de la parole.

« Il me disait "prends des médicaments ou suicide-toi", confie à l’AFP Loris (le prénom a été modifié), 21 ans à l'époque des faits. Il m'a forcé à avoir des rapports sexuels (...) il avait un contrôle total sur moi, m'a éloigné de mes amis et de ma famille. »

En couple pendant plus d'un an avec un autre homme, Loris a subi ces violences conjugales pendant « plusieurs mois ». Trois ans après les faits, il décide de témoigner « parce que ce n'est pas normal de vivre ça ».

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Des violences psychologiques souvent ignorées

Pour Magali Mazuy, chercheuse à l'Institut national d'études démographiques (INED), ces violences, comme dans les couples hétéros, viennent de « rapports de domination et d'emprise au sein du couple ».

Ralph Souchet, vice-président du Groupe d'action gay et lesbien du Loiret (GAGL 45), note toutefois deux caractéristiques propres aux couples de même sexe : « Les menaces de outing et le chantage à la sérologie », qui consistent à dévoiler l'orientation sexuelle et la séropositivité du partenaire.

« Ces menaces sont des violences psychologiques, mais de nombreuses victimes l'ignorent », relève Johan Cavirot, président de l'association FLAG!, créée par des policiers et fonctionnaires de justice LGBT.

« Il existe des mécanismes juridiques, des droits pour les victimes. Il...

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