Violences conjugales: la responsable du 3919 s'inquiète du nombre élevé d'appels

Si le confinement doit permettre d'éviter la propagation du virus et donc de sauver des vies, il reste une population particulièrement exposée, pour qui le fait de ne pouvoir se déplacer librement est un danger. Comment fuir, claquer la porte, s'isoler, se mettre à l'abri lorsqu'une femme est victime de violences conjugales? Mais, comment appeler la cellule d'écoute lorsque le bourreau est à côté? Pour Françoise Brié, présidente du 3919, la cellule d'écoute, le contexte est particulièrement à risque. Interrogée sur RTL, elle explique: "les femmes utilisent généralement ce numéro lorsqu'elles sont sur leur lieu de travail ou lorsque l'agresseur est lui-même sur son lieu d'activité professionnelle, donc c'est compliqué." Lorsqu'elles parviennent à s'isoler pour passer un appel, elles sont, le cas échéant, orientées vers des centres d'hébergement de proximité. Car, fort heureusement, les associations d'aide aux victimes et d'accompagnement continuent leur activité du mieux possible. "On conseille aussi aux femmes de se mettre en contact avec les services de police via internet, sur la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr, pour tchater ou déposer plainte avec des gendarmes ou d'appeler le 17 en cas d'urgence. Et plus que jamais, les proches et les voisins doivent se mobiliser et ouvrir leurs portes à ces victimes, le temps qu'elles puissent faire les démarches nécessaires". Cette plateforme reste active 24h/24 et 7j/7.

Quant au centre d'appel, et en vertu des consignes liées au confinement, les écoutantes travaillent désormais de chez elles, sur des téléphones portables sur lesquels il a fallu transférer les lignes. Le 3919 est ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h.

Face à cette situation inédite, le gouvernement tient à rappeler que le traitement des affaires de violences conjugales continue d’être assuré par les juridictions, désormais fermées au public pour éviter la propagation du virus. Nicole Belloubet, ministre de la Justice, Garde des Sceaux a ainsi clairement rappelé

(...) Cliquez ici pour voir la suite