Les violences faites aux enfants en hausse pendant le confinement

Anaïs Guillon
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Une étude publiée par des chercheurs français constate une augmentation de 50% des hospitalisations pour violences physiques sur les enfants de 0 à 5 ans lors du premier confinement. 

Les craintes exprimées le 16 mars par Adrien Taquet, secrétaire d’État à la protection de l’enfance se confirment. Les enfants n’ont pas été épargnés par la hausse des violences familiales observée pendant le premier confinement. C’est ce que révèle une étude menée par le CHU de Dijon et le Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations Paris-Saclay de l’Inserm relayée par mardi par «  Le Monde ». Entre mars et avril, le « stress » et « l’isolement des familles » ont entraîné une hausse significative des maltraitances infantiles, avec des actes plus violents.  

50% d’hospitalisations en plus 

Pendant plusieurs mois, les chercheurs français sous la direction de Catherine Quantin, ont analysé les données administratives de l’ensemble des hôpitaux publics et privés de France entre mars et avril. S’intéressant plus particulièrement aux admissions pour violences physiques sur les enfants de 0 à 5 ans, ils ont observé une augmentation de 50% de ces hospitalisations par rapport aux trois années précédentes. À titre de comparaison, la part des violences infantiles sur l’ensemble des hospitalisations d’enfants était de 0,073% en 2020 contre 0,053% en 2017. Une hausse importante prédit notamment par le 119, le numéro de signalements des violences faites aux enfants, dont les appels ont explosé dès le 17 mars.  

Mais ce n’est pas tout. Une étude approfondie des chiffres récoltés a également permis de...

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