Violences faites aux femmes : la Chine accusée de stériliser de force des femmes ouïghoures

Margot Ruyter

Dans un rapport publié par une Fondation américaine le 27 juin dernier, le chercheur allemand Adrian Zenz accuse la Chine de réaliser des stérilisations forcées sur des femmes de la minorité ouïghoure. Une accusation réfutée par les autorités de Pékin.

« En 2019, le département de planification familiale de la Commission de santé de Xinjiang a prévu un généreux budget de 16,7 millions de dollars pour un projet de chirurgies contraceptives gratuites (…) incluant contrôles de santé, poses de stérilets, avortements et stérilisations, dans le but de réduire les points de la natalité et de la croissance démographique ». Dans un rapport de la Jamestown Foundation, réputée proche de l’administration américain, le chercheur allemand Adrian Zenz affirme que des milliers de stérilisations forcées sont réalisées sur des femmes Ouïghours, ethnie musulmane minoritaire de l’Ouest de la Chine. Des stérilisations forcées perpétrées avec la promesse d’éviter l’internement dans des camps de redressement attestés par de nombreuses ONG mais dont la Chine réfute l’existence. « Deux budgets de 2019 indiquent que le projet sert de couverture à une campagne massive de stérilisations dans les régions rurales ouÏghoures », dénonce le rapport. 

Stérilisations et ménopauses artificielles  

En 2019, à Guma, dans le comté de Pishan, 8 064 stérilisations féminines auraient été réalisées et 5 970 stérilets auraient été posés. Une situation encore plus grave dans la ville de Hotan où 14 872 stérilisations aurait été perpétrées par les autorités chinoises, indique le rapport. Qui évoque un « chiffre à atteindre » stipulé par des documents chinois. Alors que la Chine a aboli sa...

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