Violences obstétricales : un collectif milite pour leur inscription dans la loi

Le collectif Stop aux violences obstétricales et gynécologiques France (StopVOG), créé en 2017, reçoit chaque mois environ 200 témoignages de victimes. Pour Sonia Bisch, sa fondatrice et porte-parole, il faut inscrire ces violences dans la loi pour que les victimes soient écoutées et prises en considération.

Un examen gynécologique est rarement une partie de plaisir. Et pour de nombreuses femmes et personnes possédant un vagin, cet examen peut virer au calvaire. Il en est de même pour les accouchements où les corps ne sont pas toujours respectés, les besoins des patientes bafouées, tout comme leur intimité. Ces violences, le collectif Stop aux violences obstétricales et gynécologiques France (StopVOG) les recense et les dévoile publiquement depuis 2017, pour faire entendre la voix des victimes, alerter les politiques et l’opinion publique. "Il y a une impunité quasi totale de ces violences, donc un besoin de militer. On n’entend pas la parole des victimes parce que, face à un médecin, elles ne font pas le poids", explique Sonia Bisch, la fondatrice et porte-parole du collectif, dans un entretien pour Ouest-France.

Pour Sonia Bisch, la récente polémique autour du viol dit gynécologique n’a pas lieu d’être. Le viol, "c’est la pénétration d’un corps. Il n’y a pas d’intention sexuelle à avoir. Il y a donc besoin d’inscrire les violences obstétricales et gynécologiques dans la loi pour clarifier les choses", préconise-t-elle. StopVOG a d’ailleurs été auditionné pour deux propositions de loi : l’une présentée par EELV et l’autre par LFI "pour demander d’inscrire les violences obstétricales et gynécologiques dans la loi et [pour] que la formation médicale soit la plus complète possible". Le collectif a aussi lancé une pétition pour mettre un terme à ces violences en Europe et demandé leur (...) Cliquez ici pour voir la suite

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