Violences sexistes : les dysfonctionnements de la justice dénoncés par des dizaines d’associations

CELINE BONNARDE / BESTIMAGE

Après le mouvement #MeToo, les associations continuent de crier leur colère et dénoncent la justice, qui ne serait pas fonctionnelle face aux violences sexistes et sexuelles, surtout après les récents féminicides qui ont choqué les Français, comme celui de Justine. Le samedi 19 novembre 2022, 90 associations, syndicats et des partis de gauches se sont regroupés pour manifester dans toute la France, comme l'a expliqué le même jour, Le Parisien. Les organisatrices de ces marches dénoncent des violences sexuelles et sexistes qui "trouvent racine dans le patriarcat", en précisant que "les institutions ne sont pas à la hauteur". Elles réclament un budget public de deux milliards d'euros par an pour lutter contre ces violences, mais aussi l'instauration d'une "loi-cadre", avec la création de "brigades et juridictions spécialisées". Ces associations réclament aussi une aide financière pour la "mise en sureté" des femmes victimes, 15.000 places d'hébergement supplémentaires, et un renforcement de l'éducation à la vie sexuelle et affective à l'école. Des revendications qui sont faites alors que de nombreuses femmes continuent d'être tuées par leurs conjoints.

Les organisatrices de ces manifestations, et les membres de #NousToutes, dénoncent la remise en cause de la parole des victimes dans les commissariats, tribunaux ou dans les partis politiques. "Ce qui nous met en colère, c'est l'impunité des agresseurs et le mauvais traitement réservé aux victimes", a expliqué une membre de #NousToutes (...)

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