Violences sexuelles : une étude dénonce le coût de la justice pour les victimes

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Frais d’avocat, d’expertises ou d’huissier : pour les femmes victimes de violences sexuelles, « demander justice n’est pas gratuit », dénonce dans une étude publiée jeudi la Fondation des femmes, qui propose plusieurs pistes pour réduire le coût des procédures.

« Non, trois fois non, les victimes de violences sexuelles ne portent pas plainte pour de l’argent », assène dans ce rapport la présidente de la Fondation, Anne-Cécile Mailfert. Au contraire, « leur démarche se fait souvent au prix d’une vulnérabilité financière et psychologique accrue », ajoute-t-elle.

D’autant que « parler, porter plainte et débourser des sommes importantes pour demander justice ne sont en rien des garanties de l’obtenir », observent Lucile Peytavin et Lucile Quillet, les deux autrices de l’étude, publiée à la veille de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Le rapport prend pour exemple le cas fictif de Julie, une Parisienne victime d’un viol, qui après sept ans de procédure échoue à faire condamner son agresseur - « comme dans l’immense majorité des cas ».

Julie aura déboursé en vain près de 8 500 euros pour ses démarches juridiques, dont 6 000 euros de frais d’avocat, selon les calculs des autrices. Et cela, sans compter le coût de son suivi psychologique. Les victimes doivent également payer plusieurs centaines d’euros de frais d’huissier pour rassembler des preuves des faits qu’elles dénoncent.

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Réduire les frais et déconjugaliser les aides

Le rapport préconise la suppression, dans les affaires de violences sexuelles, de la « consignation » exigée pour se constituer partie civile : cette...

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