Violences sexuelles en ligne : la sextorsion des mineurs, c’est quoi ?

Lydia Menez
·1 min de lecture

Une proposition de loi débattue en ce moment à l’Assemblée nationale propose de créer un délit de sextorsion sur mineur.  

Attention, voici un terme qui recoupe plusieurs définitions. Jeudi, à l’Assemblée nationale, est discutée une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes, en particulier celles commises sur les mineurs. Face à la multiplication d'affaires retentissantes, Emmanuel Macron a promis aux victimes « d'adapter notre droit », déjà renforcé en 2018 avec la loi Schiappa, et de ne laisser « aucun répit aux agresseurs ». Le débat se portera sur des modifications importantes de la loi : alourdissement des peines pour des violences commises sur mineur, création d’un âge en dessous duquel le consentement n’est pas concevable – 15 ans, et 18 pour l’inceste – et création d’un délit de... « sextorsion ». D’où vient ce néologisme ? S’il est utilisé depuis quelque temps dans le milieu juridique, le projet du gouvernement lui donne un nouveau sens. 

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57% de cyberviolences en plus en 2020  

La sextorsion est, dans son acception commune, un chantage à la vidéo pornographique. Antoinette Frety, avocate pénaliste, décrit un message stéréotypé, que les victimes reçoivent la plupart du temps sur leur boite e-mail : « J’ai réussi à te pirater ta webcam et je t’ai filmé.e en train de te masturber. Donne-moi tel montant où je diffuse la vidéo », synthétise-t-elle. Ces menaces n’ont, en général, pas de fondement. « Ce sont des menaces...

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