Violences sexuelles dans le milieu équestre : des cavalières témoignent à leur tour

Emilie Poyard

Les violences sexuelles n’épargnent aucun domaine. Après le témoignage bouleversant de la patineuse Sarah Abitbol, de nouvelles voix s’élèvent cette fois pour dénoncer des faits similaires dans le milieu équestre.

« En parler, c'est se libérer » ou « N'en parle pas qu'à ton cheval ». Ce sont les slogans que l’on découvre sur les nouvelles affiches qui vont être placardées dans les centres équestres. L’idée ? Alerter les jeunes cavalières et inciter celles qui auraient subi des violences sexuelles à se confier. La Fédération française d'équitation a décidé de réagir et a lancé lundi une cellule d’écoute et un formulaire à remplir en ligne pour recueillir d’éventuelles signalements de violences sexuelles. Le milieu équestre n’est en effet pas épargné. La semaine dernière, Amélie Quéguinier, une ancienne cavalière, a décidé de porter plainte contre un ex-cadre fédéral et un entraîneur sportif. Elle affirme avoir été violée durant des stages dans les années 80. Elle avait alors quinze ans et a vécu l’enfer durant deux interminables années. Il y a deux ans, elle avait déjà intenté une action en justice contre son beau-père, qui l’entraînait également, et l’aurait violée durant une dizaine d’années. « C'est lui (son beau-père, NDLR) qui gérait les sorties d'école. Après ça, on allait monter à cheval, donc j'avais la double peine car ce monsieur avait accès à moi 24h/24 », s’est-elle remémorée douloureusement sur « BFM ».

Les confidences de jeunes cavalières

Les faits sont prescrits mais Amélie Quéguinier tient aujourd’hui à briser le silence. Celle qui est désormais gérante d’écurie raconte ce...

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