Virginie Efira, l'hyper-actrice

Jacques Braunstein

Flic mélancolique chez Anne Fontaine, nonne lesbienne dans le prochain Paul Verhoeven, la comédienne enchaîne les rôles puissants et confirme tranquillement son indispensable présence au cinéma. Rencontre avec une star sans esbroufe.

                                          

                                      

Le soleil brille, et cette matinée d'hiver a des accents nostalgiques… Virginie Efira est à Juan-les-Pins pour tourner « En attendant Bojangles », une comédie foutraque dont elle partagera l'affiche avec Romain Duris. Un film en costumes vintage de Régis Roinsard, tiré du best-seller éponyme. Du coup, la petite station de la Riviera est envahie de voitures des années 1960 et l'hôtel qui jouxte le sien, de personnes âgées en robes cocktail acidulées… Virginie Efira nous accueille tout sourire. Du « Elle » multi-césarisé de Paul Verhoeven à « Police » d'Anne Fontaine qui nous occupe aujourd'hui, en passant par « Un amour impossible », de Catherine Corsini, avec Niels Schneider, en moins de cinq ans, la comédienne a changé de catégorie, passant des comédies romantiques aux grands films dramatiques avec la même aisance. « Je ne suis pas devenue une autre tout d'un coup… Ce n'est pas comme si avant je me trimballais dans la vie avec le sourire en criant “Youpla boom, c'est extraordinaire” et que, brusquement, j'avais appris que la vie était un peu plus complexe que ça, explique-t-elle en buvant de l'eau gazeuse entre deux cigarettes. Mais j'avais une timidité, un manque d'assurance, un “je ne sais pas bien quoi” qui faisait que je dissimulais ces choses-là… Et puis, à un moment, tu te prends en charge. C'est plus une question psychanalytique qu'un...

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