Voici la photo touchante d'une actrice à propos de ses règles : « C'est du sang, rien de plus ».

Saloni Chopra (Photo via Instagram)

Tout le monde sait parfaitement que les femmes reçoivent la visite d’une « amie » particulièrement redoutée tous les mois : les règles. Ce sujet, longtemps mis de côté ou considéré comme tabou, commence à être évoqué plus directement aux quatre coins du monde.

Une actrice de télévision a décidé de mettre la main à la pâte, en profitant des réseaux sociaux pour encourager ses consœurs, mais également détruire toute cette négativité autour des règles. Saloni Chopra est réputée pour son rôle dans l’émission Girls on Top sur MTV India ainsi que pour son intérêt pour les droits des femmes (la jeune femme n’ayant pas peur de s’exprimer régulièrement à propos du viol, des cycles menstruels et de la sexualité féminine). Ses comptes sociaux sur internet lui permettent d’évoquer ses passions de manière artistique, et la jeune femme originaire de Bombay s’exprime souvent sur le sujet des droits de l’homme. Elle a récemment partagé une photo sur son compte Instagram, sur laquelle apparaissent des draps tâchés de sang et une légende à laquelle beaucoup de personnes s’identifient.

« Eh oui, juste du sang. Vous savez qui en fait tout un plat pour rien ? Vous. Vous qui avez célébré mes toutes premières règles… qui me confiez que j’étais devenue une femme, avant de me dire de ne jamais en parler en public. Vous m’avez d’abord poussé à me sentir fière, mais maintenant, je dois faire comme si quelque chose clochait chez moi », a-t-elle confié.


Le message fait référence aux nombreuses personnes importantes de sa vie, comme les membres de sa famille, ses amis et ses petits copains. Toutes ces personnes, qui d’une manière ou d’une autre, la poussent à avoir honte de ses règles, en lui donnant l’impression qu’elle devrait se sentir embarrassée.

« Les enfants à l’école se moquaient de moi, et mes amis ne s’asseyaient pas à côté de moi, car ma jupe bleue était rouge. Je déjeunais toute seule, je pleurais dans les toilettes. Je n’étais pas très fière d’être une fille ce jour-là. Puis j’ai grandi et j’ai rencontré des garçons… des garçons qui m’aimaient bien… des garçons qui n’y connaissaient rien aux règles, mais qui semblaient dégoûtés dès qu’une serviette hygiénique tombait de mon sac. Je n’arrivais pas à croire que des hommes pareils avaient été éduqués par des femmes.

« Mes copines murmuraient toujours en évoquant le sujet. Avaient-elles honte ? Mes collègues pensaient que j’étais une sal*** car je souffrais du syndrome prémenstruel, mon boss pensait qu’il s’agissait juste d’une mauvaise excuse pour que je prenne un jour de congé ».

Cette histoire rappelle visiblement quelque chose à de nombreuses personnes, vu la popularité du post. Ce dernier a rapidement fait le buzz et reçu des milliers de likes et commentaires, de nombreuses femmes confiant avoir ressenti les mêmes pressions de la société à propos de leurs règles.

« C’est incroyable. J’espère que les hommes et la société vont commencer à modifier leurs perceptions en lisant des posts comme celui-ci », a confié un utilisateur.

« Vos mots me font frissonner. Merci Saloni d’avoir écrit ça, d’exprimer la frustration de toutes les filles », a confié un autre.

Des femmes ET des hommes ont tagué leurs amis et proches afin de partager ce post touchant qui a visiblement séduit les followers de S. Chopra, les invitant à continuer à s’encourager mutuellement. La conclusion du post est positive et appelle ceux qui considèrent les règles d’une femme comme une source de honte à y réfléchir à deux fois avant de juger ce cycle naturel de la femme.

« Qu’il s’agisse de la personne qui m’a mise au monde, ou encore de celle qui souhaite m’épouser, écoute-bien : aucune partie de moi n’est « impure » chaque mois. Je ne suis pas la création du diable. Je discute de mes règles quand ça me chante, je cuisine le nombre de repas que je veux et j’entre dans autant de lieux de culte que je souhaite », a-t-elle confié.

« Au cours de ces cinq jours, vous devriez peut-être garder vos êtres impurs hors de ma cuisine, de mon temple, de mon lieu de travail, et revenir quand vous êtes enfin prêt à accepter mon corps ».

Krista Thurrott
Yahoo Canada Style