Voici les parents qui font de la pole dance avec leurs enfants

Voici les parents qui font de la pole dance avec leurs trois enfants

Pour la plupart des familles, passer du temps ensemble consiste à aller au cinéma, jouer au Monopoly ou au foot dans le parc.

Mais pour Jake Night et Lindsey Teall, les activités familiales incluent une activité un peu plus originale : la pole dance.

La famille de St Louis, dans le Missouri, confie être fière de partager cet amour pour ce sport original avec leurs enfants Aiden, 11 ans, et Alaura, 5 ans. La petite Rosalyn, 3 ans, profite également du fun.

La famille, qui dispose d’une barre verticale dans le salon, s’entraîne tous les jours et confie que l’apprentissage de cette activité permet d’encourager l’activité fitness des enfants, tout en stimulant leur créativité.

La pole dance a même permis aux deux tourtereaux de se rencontrer.

“Jake et moi faisions de la pole dance chacun de notre côté avant de nous rencontrer”, confie Lindsey à Yahoo Style UK. “Nous avons tous les deux de l’expérience dans le monde artistique ; j’aime la danse et Jake apprécie le théâtre et est instructeur de gym”.

“Jake a commencé la pole dance alors qu’il avait une vingtaine d’années. À l’époque, il y a près de deux décennies, il était quasiment impossible de trouver des cours de barre verticale. Les cours et les studios n’existaient pas encore”.

Jake a commencé à travailler en tant que DJ, et suite à l’échec de son mariage, Lindsey a commencé la pole dance dans un club de fitness.

“C’est honnêtement l’une des meilleures décisions de ma vie, car ça m’a permis de rencontrer Jake”, confie-t-elle.

Le couple, qui a tissé des liens à travers leur amour du sport, a trois enfants ensemble. Ces derniers ont également commencé à s’intéresser à l’activité après avoir vu leurs parents s’entraîner et donner des cours.

“Ils ont été attirés par la barre verticale dès qu’ils ont été en âge de ramper”, confie Lindsey.

La famille dispose d’une barre verticale dans leur salon, et les enfants s’entraînent tous les jours

Lindsey considère également que l’amour de la pole dance pourrait couler dans les veines de ses filles, ayant continué à danser lors de ses deux dernières grossesses.

“J’ai dansé lors de mes deux dernières grossesses. Jusqu’à six mois de grossesse avec Alaura, et jusqu’à 33+ semaines avec Rosalyn”, explique-t-elle.

“Les bienfaits de la pole dance lorsqu’on est enceinte sont importants (si l’activité est pratiquée avec modération et avec l’accord du médecin). Ça m’a vraiment préparé à l’accouchement”.

“Il est tellement important de rester en forme durant la grossesse, et il faut également bien se reposer et s’alimenter. La pole dance est géniale côté cardio, même sans renverser le corps sur la barre verticale. C’est comme toutes les autres formes de danse”.

Les enfants du couple s’entraînent quasiment tous les jours depuis qu’ils ont découvert leur nouvelle passion pour la pole dance.

“Certains jours, les entraînements sont sérieux, et d’autres, on part en freestyle”, confie-t-elle. “On profite également de séances sur leurs chansons préférées. Ils suivent aussi des cours de ballet, de claquettes, de hip hop et d’acrobaties/gymnastique”.

Lindsey confie que la pole dance est intéressante pour les enfants, même s’il ne s’agit pas d’une activité extra-scolaire banale.

C’est bon pour la santé et permet de leur enseigner une certaine discipline, tout comme les autres formes de danses et d’acrobaties”, explique-t-elle. “Elle les encourage également à développer leur créativité personnelle. Ils tentent de créer leurs propres techniques, chorégraphies et thèmes”.

Lindsey a continué la pole dance lors de ses deux dernières grossesses

Lindsey confie que la pole dance a également poussé ses enfants à pratiquer d’autres activités artistiques comme la danse, la musique et le chant, la gym et le théâtre.

“Ils adorent cette liberté d’expression personnelle à travers le mouvement”, explique-t-elle. “Ils me disent qu’ils ont l’impression de voler. Ça libère des endorphines et de l’adrénaline, comme les autres types de fitness. Que du positif !”.

Comment les parents réagissent-ils quand on leur dit que la pole dance n’est pas une activité adaptée aux enfants ?

“On essaie de ne pas les laisser voir le côté hyper exotique”, confie Lindsey. “Jusqu’à ce qu’ils soient plus grands en tout cas. On crée un cadre positif et on leur donne des informations sur les styles qui leur plaisent”.

“Jake et moi avons pratiqué les versions plus exotiques et adultes lorsqu’ils n’étaient pas là. Il s’agit vraiment du “bon moment et du bon endroit”. Vous ne laisseriez pas vos jeunes enfants regarder des films interdits aux moins de 16 ans, mais ça ne vous empêche pas d’aller au cinéma avec eux pour voir des films pour enfants”.

Lindsey et Jake pratiquent la pole dance avec leurs trois enfants

Même si Lindsey et Jake font tout leur possible pour s’assurer que le hobby de leurs enfants ne pose pas problème, certains internautes continuent de critiquer le couple sur internet.

“C’est parfois assez violent”, explique le couple. “On a été vraiment surpris au départ, il y a environ deux ans, après notre première vidéo virale. Aujourd’hui, on ignore simplement ceux qui essaient de nous démolir. On essaie de donner des informations à ceux qui posent des questions. Et on bloque généralement les personnes vraiment mesquines”.

“On essaie de réagir à la négativité et la haine en jouant sur la compréhension et l’éducation des autres”, précise Lindsey. “Il faut forcément éduquer le public pour se débarrasser des préjugés autour de la pole dance”.

Les membres de la famille prévoient de continuer à danser ensemble et font tout leur possible pour redorer le blason d’une activité qu’ils considèrent comme un “sport”.

“On aimerait vraiment donner davantage de spectacles sur scène en famille”, confie Lindsey. “On s’est tous tellement amusés lors de notre premier spectacle de Pole en famille lors de l’International Pole Convention. Les enfants ont immédiatement demandé s’ils pouvaient recommencer après être descendus de scène”.

“Depuis, on s’entraîne plus régulièrement, on prépare des chorégraphies et on tente des techniques plus complexes ensemble. Tant qu’ils sont en bonne santé et heureux, on est heureux”.

Marie Claire Dorking