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"Je me voyais lui planter des aiguilles dans les yeux" : quand les parents souffrent de phobies d'impulsion

Après leur accouchement, certaines femmes sont traversées par des pensées intrusives si violentes vis-à-vis de leur bébé qu'elles redoutent de passer à l'acte un jour. Ce phénomène, fréquent mais toujours très tabou, peut conduire à l'abandon total des soins de l'enfant : on parle alors de phobies d'impulsion. Témoignages.

Se jeter sur les rails d’un train, mettre un grand coup de volant sur l’autoroute, agresser un passant dans la rue sans raison particulière… Nous avons tous déjà été traversés par ce genre de pensées glaçantes. Si ces dernières sont fugaces, il arrive que certaines personnes fassent une fixation dessus, au point d’avoir peur d’elles-mêmes et de ressentir un fort sentiment de culpabilité : on parle alors de phobies d’impulsion.

Ce phénomène se manifeste notamment chez de nombreux parents, et en particulier de jeunes mères de famille, qui se voient submergées par un flot d’images mentales effroyables après la naissance de leur bébé sans pouvoir les réfréner. “Il s'agissait de flashs très brefs mais souvent extrêmement violents, confie Marie*, 34 ans, qui a accouché l’été dernier. Je me voyais balancer mon bébé à travers la pièce quand je l'entendais pleurer, prendre un couteau et le planter dans son ventre, lui mettre des aiguilles dans les yeux…” Terrorisée par la noirceur de ses pensées, la jeune femme raconte avoir eu l’impression de sombrer dans la folie : “Comment pouvais-je imaginer faire du mal à mon enfant, qui, par ailleurs, était adorable ? J’avais peur d’être devenue un monstre.”

Bien que terrifiantes, ces pensées intrusives n’en demeurent pas moins normales, assure le Dr Alain Sauteraud**, médecin psychiatre à Bordeaux spécialisé dans la thérapie comportementale et cognitive du Trouble obsessionnel compulsif (TOC). “Les phobies d'impulsion sont la quatrième forme d'obsession (...)

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VIDÉO - Bettina Zourli : "Il y a un gros tabou autour des mères qui regrettent d'avoir eu des enfants. Mais, elles existent"

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