Le vrai / faux du bio : 10 idées reçues sur notre alimentation

Dorothée Werner

On désire tous des produits plus sains, meilleurs au goût, issus d’une agriculture responsable... Mais ce n’est pas si simple. Quelques pistes pour trouver ses marques dans la jungle du bio. 

Bio par ici, bio par là : il est partout et l’époque en redemande. En 2018, 9 Français sur 10 ont consommé du bio*. Une révolution est en cours, surfant sur les angoisses contemporaines : manger bio serait-il le Graal, la clé pour conjurer les scandales alimentaires tels que celui, l’an dernier, du chlorpyrifos (un pesticide provoquant des lésions cérébrales et des retards de développement chez les enfants), préserver l’environnement, avoir un corps plus sain, acheter plus éthique ? Pas sûr ! Il n’est pas une baguette magique, une panacée qui résoudrait d’un seul coup l’ensemble des problèmes. Et pourtant, le bio explose. 

Représentant 5 % des achats alimentaires, il progresse de 17 % chaque année depuis trois ans, et concerne désormais 10 % des fermes et plus de 2 millions d’hectares cultivés. La moitié des achats bio se font dans les grandes surfaces, 30 % dans les enseignes spécialisées, et le reste en vente directe (marchés, Amap, etc.). Tous les magasins n’ont pas la même philosophie. Si Biocoop ou La Vie Claire sont indépendants tout comme Les Comptoirs de la Bio (participation minoritaire d'Intermarché), Naturalia appartient au groupe Casino, et So.Bio à Carrefour. Et la grande distribution prévoit d’implanter des fermes bio (Auchan), de prendre en charge la conversion de certains fournisseurs (Carrefour), ou de préparer des supermarchés 100 % bio privilégiant le local et les circuits courts (E.Leclerc). Un charivari...

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