Waww la table !

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Stéphane Bern, Thierry Marx et India Mahdavi composent un jury d’exception qui récompense chaque semaine la plus belle table du pays et dévoile collections et astuces de créateurs.

Quand on évoque l’art de la table, tous s’accordent à dire que c’est avant tout l’échange, la conversation et une certaine liberté de ton. Politique, mœurs, santé... en font le sel. « En France, à la différence de l’Angleterre ou de l’Italie, nous parlons de tout, le ton monte, certains quittent la table, mais au café c’est terminé et le soir on recommence ! » s’amusent Péri Cochin et Arabelle Reille, rompues aux dîners en ville, productrice de télévision et « art advisor » à l’initiative du jury Waww.

« L’art de la table doit ouvrir les portes, inviter aux rencontres et non dresser des murs, même avec des fleurs, précise avec malice Thierry Marx qui reçoit dans ses restaurants de la tour Eiffel. Le chef retient de son expérience japonaise que la table est nue au pays du Soleil-Levant et se dresse au fil des plats pour souligner le produit et la singularité du moment. Waww est, comme son nom l’indique, une interjection admirative qui fait fi de l’étiquette et des conseils de Nadine de Rothschild. « Nous vivons une période difficile, que les gens se sentent bien est ce qui importe mais il n’est pas interdit de s’amuser », affirme Stéphane Bern qui se souvient d’une table parisienne dressée dans la chambre à coucher par des hôtes recevant au lit.

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La table est un récit, chaque objet a son histoire, qu’il soit chiné ou hérité d’une grand-mère

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Séduire, s’amuser et soutenir aussi, car la France possède de nombreux savoir-faire liés à la table. Introduit à la Renaissance par Catherine de Médicis qui débarque d’Italie avec sa fourchette, la table devient un enjeu de pouvoir politique et économique. Louis XIV et Louis XV soutiennent les manufactures de porcelaine, les cristalleries, les drapiers, les argentiers dont les(...)


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