Yaël Braun-Pivet souhaite un « MeToo des enfants »

© Jacques Witt/SIPA

Dans un entretien accordé au « JDD », la présidente de l’Assemblée nationale, qui a aussi pris la tête d’une délégation aux droits de l’enfant, plaide pour que la parole des enfants victimes de violence soient davantage entendue et prise en compte.

« Il faudrait un MeToo de l’enfance ». Alors qu’était célébrée dimanche 20 novembre la Journée internationale des droits de l’enfant, Yaël Braun-Pivet a pris la parole dans le « JDD ».

La présidente de l’Assemblée nationale, également aux manettes d’une délégation aux droits de l’enfant, estime qu’il est urgent de mieux prendre en compte leur parole, trop souvent déniée ou ignorée lorsqu’il s’agit de faits de violences ou de harcèlement.

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Des progrès à faire

« Leur parole n’est pas assez prise en compte, dans la famille ou à l’école, a déclaré Yaël Braun-Pivet. Ils parlent, et les adultes ne les entendent pas. Ils ressentent trop de passivité face à des situations qui nécessiteraient une réaction forte des adultes, face à des violences ou du harcèlement. Trop d’histoires arrivent devant les tribunaux car on a laissé la situation se dégrader en dépit d’alertes. »

Selon la présidente de l’Assemblée nationale, l’électrochoc sociétal peine encore aujourd’hui à avoir lieu, alors que les violences faites aux plus jeunes sont largement chiffrées. Selon un sondage Harris pour l’association l’Enfant Bleu datant de 2017, 22 % des Français déclarent avoir été victimes de maltraitance – physiques, sexuelles et psychologiques – au cours de leur enfance.

« Les chiffres...

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