Yuka : Julie Chapon bouscule les codes !

Avec plus de 12 millions d’utilisateurs, l’application, lancée en 2017, secoue l’industrie alimentaire et nous aide à manger bon et sain. Rencontre avec cette trentenaire qui a révolutionné notre quotidien.

Paquets de gâteaux, viande, céréales, produits d’hygiène… Rien n’échappe à Julie Chapon. Avec Yuka, elle passe au scanner les étiquettes et décortique les ingrédients, traquant les additifs, les émulsifiants, l’huile de palme… et les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques. Et distribue ensuite les bons points. Rouge mauvais, orange médiocre, vert excellent. Pour de nombreux consommateurs, l’appli est devenue le compagnon idéal des courses. Une caution pour manger sain. L’outil utile dans les rayons des supermarchés. Pourtant, lorsque Julie s’est lancée, rien ne présageait un tel succès. « On nous avait dit : si au bout d’un an vous n’avez pas atteint 10 000 utilisateurs, laissez tomber. » Verdict : 1 million en à peine douze mois et plus de 12 millions aujourd’hui. Yuka dépasse les frontières : Suisse, Belgique, Espagne… Comment expliquer le phénomène ? « Nous sommes arrivés au bon moment… Les gens commençaient à se poser des questions après plusieurs scandales sanitaires qui ont ébranlé leur confiance envers les industriels » constate la jeune femme.

L’aventure débute en 2016 sur une idée de Benoît Martin, aidé par son frère François. « C’était un jeune papa et il ne trouvait rien pour l’aider à dénicher des produits sains », explique Julie. Le trio planche soirs et week-ends et s’inscrit à un Food Hackathon (un événement qui rassemble les développeurs connectés) dont il sort vainqueur. « Nous n’avions pas de ressources financières, cela nous a poussés à être inventifs », précise la jeune femme. Elle abandonne alors son métier de consultante pour se consacrer à Yuka : « Je ne trouvais pas de sens à mon travail. Je me suis vue dans dix ans et me suis dit : “Quelle tristesse !” » Fille d’une institutrice et(...)


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