Les zones protégées n’ont pas d’impact sur la biodiversité, d’après une étude

Les auteurs d'une étude, publiée dans la revue « Nature » le 20 avril, ont étudié l'impact des zones protégées sur les oiseaux d'eau, et ont découvert que leurs conditions de vies n'y étaient pas meilleures qu'ailleurs.

Les zones protégées n’empirent pas la situation des oiseaux d’eau, mais elles ne les aident pas non plus. Ce constat a été dressé par des scientifiques dont l’étude a été relayée par la revue « Nature », le 20 avril. Ils ont analysé l’impact de 1 506 zones protégées sur les trajectoires de 27 055 oiseaux d’eau, en comparant leurs situations avant et après l’obtention de ce label. Il est « mitigé », d’après eux : « Nous nous attendions à ce que les oiseaux d’eaux montrent des signaux plus positifs et immédiats que d’autres animaux sédentaires comme les reptiles […], vu qu’ils ont la possibilité de s’installer dans différents endroits. » Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce manque d’efficacité : la pollution, les barrages et la montée des eaux, le réchauffement climatique, mais aussi les maladies.

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La situation n'y est « pas meilleure que dans des zones non-protégées »

Les auteurs concluent que « la protection seule ne garantit pas de bons résultats concernant la biodiversité ». « Dans la majorité des endroits que nous avons étudiés, les niveaux de population sauvages restent stables ou augmentent, mais la situation n’est pas meilleure que dans des zones non-protégées. C’est décevant, mais ce n’est pas surprenant », a commenté Hannah Wauchope du Centre d’écologie et de conservation de l’université britannique d’Exeter, auteure principale...

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