Publicité

1 personne sur 5 considère que forcer son conjoint à avoir des rapports n’est pas un viol

Cinq ans après le début de #MeToo, l’association Mémoire Traumatique et Victimologie a publié mardi les résultats de sa dernière enquête «Les Français·e·s et les représentations sur le viol ». Malgré des améliorations, certains chiffres restent préoccupants.

Pornographie, culture du viol, stéréotypes sexistes... L’association Mémoire Traumatique et Victimologie fait pour la troisième fois depuis 2016 un état des lieux des représentations des Français·e·s. Si un certain nombre de comportements sont de plus en plus considérés comme des viols, un·e Français·e·s sur cinq considère encore que le fait de forcer son conjoint à avoir des rapports sexuels n’est pas un viol.

Lire aussi >> Le prix du viol : le terrible parcours de l'indemnisation

Ce sont les jeunes de 18 à 24 ans qui qualifient le moins certaines situations de viols : ils sont 52% à considérer qu’il est fréquent que les personnes qui accusent de viol mentent par déception amoureuse ou vengeance (contre 37% pour le reste de la population). De même, les 18-24 sont 36% à penser qu’une femme peut prendre du plaisir à être humiliée ou injuriée (contre 12% chez le reste des Français.e.s). Enfin, un jeune de 18-24 ans sur trois estime que la pornographie est un moyen comme un autre de faire son éducation sexuelle.

Quelques améliorations

L'étude souligne tout de même quelques améliorations, avec une évolution depuis les premières enquêtes de 2016 et 2019. « Pour la première fois, nous voyons une amélioration avec un net recul de l’adhésion des Français·e·s aux stéréotypes sexistes et à la culture du viol par rapport aux deux premières enquêtes de 2016 et 2019 », écrit l’association, même si « une majorité des...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi