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1er mai: malgré les critiques, l’utilisation des drones par la police lors des manifestations est (majoritairement) autorisée par la justice

Dans plusieurs villes de France, des syndicats d’avocats et des associations avaient déposé un recours pour faire retirer l’arrêté autorisant l’utilisation des drones dans le cadre de la procédure de maintien de l’ordre lors des manifestations du 1er mai. Ils n’ont pas obtenu gain de cause.

La requête déposée en référé par des associations et syndicats afin de faire suspendre l’arrêté autorisant l’utilisation de drones par la police lors des manifestations a été rejetée. Le tribunal administratif de Paris a en effet validé cette utilisation pour encadrer les manifestations à Paris lors du cortège du 1er mai.

Plusieurs associations, comme l’Association de défense des libertés constitutionnelles, le Syndicat des avocats de France, la Ligue des droits de l’Homme et le Syndicat de la magistrature avaient engagé une procédure en urgence afin de saisir la justice sur cette utilisation des drones par les forces de l’ordre. Selon elles, cette pratique constituait une « atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. »

Des procédures rejetées en majorité

C’est ce lundi à la mi-journée que la décision du tribunal administratif de Paris est tombée. Celui-ci a considéré qu’il « n'est pas sérieusement contesté qu'il existe des risques sérieux de violences et de troubles à l'ordre public lors des rassemblements de l'intersyndicale du 1er mai à Paris et que le recours à des caméras aéroportées permet de disposer d'une vision élargie facilitant le maintien et le rétablissement de l’ordre public ».

Selon le tribunal, l’arrêté émis par la préfecture de police de Paris est suffisamment restrictif. En effet, celui-ci prévoit l’utilisation de trois appareils, dans un périmètre délimité...

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