Accouchement : pourquoi une déchirure est préférable à une épisiotomie

Selon la dernière Enquête nationale périnatale réalisée en 2016, le taux d'épisiotomie en France est aujourd'hui de 20%. Un chiffre qui diminue régulièrement, le taux était de 27% lors du précédent rapport daté de 2010. Cette pratique qui consiste à réaliser une incision de la paroi vaginale et des muscles du périnée pour faciliter la venue au monde du bébé est de plus en plus décriée. Elle nécessite des points de suture et la convalescence est parfois longue et douloureuse. On a longtemps considéré que l'épisiotomie était préférable à une déchirure mais depuis quelques années, les préconisations évoluent.

La position de l'OMS sur la question de l'épisiotomie

Sur la question de l'épisiotomie, l'Organisation Mondiale de la Santé est formelle. "L'épisiotomie de routine ou son large emploi ne sont pas recommandés pour les femmes qui accouchent spontanément", peut-on lire dans un rapport daté de 2016. L'OMS estime également que de manière générale, quelle que soit l'indication, le nombre d'épisiotomies ne devrait pas excéder 10% des accouchements.

Le CNGOF (Conseil national des gynécologues-obstétriciens de France) adopte un positionnement similaire. "L'indication de l'épisiotomie au cours d'un accouchement est fonction des facteurs de risque individuels et des conditions obstétricales. (...) Il n'y a pas de bénéfice reconnu à la pratique de l'épisiotomie dans l'accouchement normal" , indique le CNOF qui ajoute qu'il n'y a pas (...)

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