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Télétravail : les conseils de spécialistes pour garder la forme

La moitié des salariés ont travaillé chez eux durant la pandémie, et la plupart souhaitent continuer deux ou trois jours par semaine. Cette révolution n’est pas sans contrainte. Voici les conseils de spécialistes.

Dans le fameux métro-boulot-dodo, c’est le premier terme qui suscite l’allergie. Le télétravail permet avant tout de gagner le temps perdu dans les transports. Adieu embouteillages et rames bondées ! Mais rester chez soi augmente le risque de sédentarité, comme le souligne l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). D’autant qu’on ne marche même plus pour se rendre en réunion, à la machine à café, à la cantine… Gare au boulot-dodo entrecoupé seulement de pauses assises !

L’INRS liste les méfaits potentiels : surpoids, diabète, troubles musculo-squelettiques, maladies cardio-vasculaires… « Pendant les confinements, 20 % à 30 % des adultes ont grossi », note Pierre Déchelotte. Chef du service de nutrition du CHU de Rouen, il dirige également l’unité de recherche « Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau ». Outre le manque d’exercice physique, ce spécialiste souligne que le télétravail peut entraîner un dérèglement de l’alimentation et du sommeil. Trois facteurs qui favorisent la prise de poids. Selon lui, ce mode d’activité professionnelle tend à faire sauter le déjeuner. Corollaire : des fringales, avec l’envie de se jeter sur des produits gras et sucrés. Si l’on jouit d’un environnement calme, le domicile favorise la concentration, mais au risque de se couper de ses sensations. Attention à ne pas avaler machinalement de la nourriture face à l’écran. A fortiori s’il s’agit d’aliments ultratransformés : « Leur consommation régulière augmente les risques de troubles fonctionnels digestifs, d’inflammation intestinale et d’obésité. Il ne s’agit pas de les supprimer mais de les limiter. » Ni chips ni gâteaux(...)


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