Affaire Mia : Rémy Daillet, le complotiste soupçonné d’avoir aidé au rapt

Lydia Menez
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Selon les enquêteurs, l'homme aurait joué un rôle central dans l’enlèvement de la fillette, notamment en fournissant des contacts. Cet ancien membre du MoDem, reconverti dans le complotisme, est désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt international. 

Rémy Daillet-Wiedemann, 54 ans, est soupçonné d’être le cerveau de l’opération « Lima », le nom de code du rapt de la petite Mia, retrouvée dimanche dans un squat en Suisse avec sa mère. Cette dernière aurait sollicité l’aide du cinquantenaire pour organiser l’enlèvement de sa fille dont elle avait perdu la garde en janvier.  

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L’homme est soupçonné d'avoir « joué un rôle dans l'organisation de l'enlèvement et aurait ainsi fourni les coordonnées de l'accueillante de la mère et de l'enfant à Neuchâtel », a déclaré le procureur de la République de Nancy, mardi. Il lui est également reproché d'être « l'animateur principal de la mouvance » dont se revendique une partie des ravisseurs de Mia : une mouvance antisystème et, surtout, complotiste.   

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Rien ne laissait présager, au départ, que Rémy Daillet-Wiedemann allait devenir un gourou du complotisme. Fils de l’ancien député UDF Jean-Marie Daillet, il se lance d’abord dans la politique, en se présentant aux élections municipales de 2008 dans une petite commune de la Haute-Garonne, sous l’étiquette du MoDem. Après plusieurs coups d'éclat, notamment l'enregistrement et la diffusion d’échanges tenus lors d'un conseil national du mouvement, il est exclu du parti en 2010 et s’installe en Malaiisie quelques années plus tard. 

Il se fait remarquer dans la sphère...

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