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Agriculture : Gabriel Attal annonce une « clause de sauvegarde » contre le thiaclopride, voici en quoi elle consiste

PESTICIDES - Les produits traités au thiaclopride vont être non grata en France. C’est du moins la volonté du gouvernement, a annoncé Gabriel Attal ce jeudi 1er février. Le Premier ministre a dit vouloir empêcher l’importation sur notre territoire de fruits et légumes traités avec le pesticide thiaclopride, un produit interdit en Europe.

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Lors d’une conférence de presse à Matignon, il a ainsi indiqué qu’il allait prendre « sans délai » une « clause de sauvegarde » pour empêcher ces importations afin de lutter contre la « concurrence déloyale ». Mais qu’est-ce que cette clause au juste ?

Une « clause de sauvegarde », également appelée « mesure miroir », est un mécanisme qui impose aux produits importés de respecter les mêmes règles que celles imposées aux agriculteurs européens. Ainsi, puisqu’en France on n’utilise pas de thiaclopride, les produits que l’on importe ne devraient pas non plus avoir été traités avec.

Un « perturbateur endocrinien suspecté »

Le thiaclopride est un pesticide néonicotinoïde utilisé par les agriculteurs pour lutter contre les insectes tels que les pucerons et les doryphores, qui endommagent certaines cultures comme le colza, le maïs ou les pommes de terre.

Cet insecticide a été interdit en Europe car il est présumé toxique pour la reproduction humaine. Un « perturbateur endocrinien suspecté », considéré comme susceptible de provoquer le cancer, selon un rapport de l’Anses.

« L’Europe n’a à ce stade pas pris de mesure de sauvegarde sur ce produit. Nous décidons donc, en France, de le faire en avance de phase », a déclaré Gabriel Attal.

Au-delà de l’aspect sanitaire, cette « mesure miroir » est également un moyen pour la France d’éviter « la concurrence déloyale », puisque ne pas utiliser ce pesticide est une contrainte pour les agriculteurs européens, que n’ont pas les producteurs étrangers.

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