Amandine Renaud : « On me disait « grandis, oublie tes rêves ! » »

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© Amandine Renaud / P-WAC
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C’est notre Jane Goodall à nous. A 27 ans, Amandine Renaud a tout quitté pour créer son propre centre de sauvegarde des singes, P-WAC, au cœur de la forêt au Congo. Une aventure folle qu’elle raconte dans un livre émouvant et libérateur, « Mon combat pour les grands singes » (Michel Lafon). Chacun de ses mots est une leçon de courage et un appel à la joie. Rencontre.

ELLE. Malgré la sensibilisation, les Dian Fossey, les Jane Goodall, les singes sont encore extrêmement menacés ?

Amandine Renaud. Ils étaient deux millions au début du XXème, ils sont moins de 200 000 aujourd’hui et leur population ne cesse de décroître. Ils sont menacés de disparition au Congo, victimes de la déforestation, - chaque année, 13 millions d’hectares de forêts, la taille de la France, disparaissent du globe. Victimes du braconnage aussi : pour chaque bébé singe arraché à sa famille, dix adultes sont massacrés. Après, les singes sont vendus aux expatriés, à l’international – on en retrouve parfois dans nos aéroports, dans des valises… Et enfin, du covid ou de la variole. Dans le centre que j’ai créé, nous faisons extrêmement attention. Le moindre petit rhume d’un humain peut avoir des effets dévastateurs sur toute une population de chimpanzés.

ELLE. Aller à la rencontre des singes, en touriste, est une aberration ? Que pouvons-nous faire, d’Europe, pour aider ces populations menacées ?

A.R. On parle d’animalitaire, pour tous ces voyages où l’on propose de prendre soin des animaux. En Asie, comme en Afrique on vous met des bébés dans les bras. Ils sont toujours issus du trafic ! Ce qu’on peut faire, en tant qu’Occidental, c’est déjà ne pas aller les voir… Mais aussi, ne plus acheter de meubles en bois tropical, ni rien importé d’Afrique. Comme le soja qui nous vient d’Amazonie, un grand nombre de...

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