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"Je vous annule de mon monde" : Adèle Haenel balance le cinéma français et ses porcs dans "Télérama"

"Je vous annule de mon monde" : Adèle Haenel balance le cinéma français et ses porcs dans "Télérama" - BestImage, CELINE BONNARDE / BESTIMAGE
"Je vous annule de mon monde" : Adèle Haenel balance le cinéma français et ses porcs dans "Télérama" - BestImage, CELINE BONNARDE / BESTIMAGE

On a plus l'habitude de la voir prendre la parole. Et cela ne la rend que plus précieuse. Adèle Haenel a adressé une lettre puissante à "Télérama", qui lui a dédié un passionnant portrait. Histoire de balancer sur le ciné français, les porcs, le patriarcat. Ca fait mal.

La moindre prise de parole d'Adèle Haenel s'apparente à un roman de Virginie Despentes : c'est rare, précieux, et puissant. Car depuis son coup d'éclat aux César 2020 suite au sacre de Roman Polanski, l'actrice n'a accordé que très peu d'interviews. On pense à un récent entretien fleuve pour la revue indépendante La Déferlante. Elle s'est surtout exprimée à l'étranger : dans les pages du New York Times notamment.

Mais Adèle Haenel a décidé de prendre la parole, l'espace d'une lettre destinée à Télérama. Le magazine lui a consacré un passionnant portrait revenant sur sa carrière mais aussi sur sa vie d'aujourd'hui ("Adèle Haenel : itinéraire d'une artiste en lutte" ) : celle d'une jeune militante aux convictions féministes, antiracistes, écolos et anticapitalistes plus revendiquées que jamais. Adèle Haenel, que l'on a pu récemment voir mobilisée aux côtés des grévistes, a décidé de se mettre en retrait du cinéma français pour des raisons aussi intimes que politiques.

Elle l'explique à Télérama, en dénonçant l'impunité des agresseurs et la toxicité d'un milieu qui fait système. Et ça fait mal : "Ça [en incommode certains], ça les dérange, que les victimes fassent trop de bruit, ils préféraient qu'on continue à disparaître et crever en silence. Ils se donnent la main pour sauver la face des Depardieu, des Polanski, des Boutonnat. Ils sont prêts à tout pour défendre leurs chefs violeurs".

"L'industrie du cinéma érige la cruauté en principe de...

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