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Argentine : décryptage d'un président qui méprise les femmes

La prise de pouvoir de l’ultralibéral Javier Milei inquiète à plus d’un titre. Les droits fondamentaux acquis de haute lutte par les Argentines pourraient notamment être sapés à la tronçonneuse.

« Je ne vais pas demander pardon parce que j’ai un pénis. » Lors d’une interview pendant la campagne présidentielle, Javier Milei, ultralibéral élu haut la main à la tête de l’Argentine le 19 novembre (55,7 % des voix), donnait le ton de sa vision, résolument antiféministe. Si le cœur de son programme est économique, avec le souhait de couper « à la tronçonneuse » dans les dépenses publiques et d’en finir avec une inflation dévorante (143 % sur un an), il comporte aussi tout un versant politique, plus sociétal, opposé aux avancées de la « marée verte », le mouvement féministe argentin, né avec force en 2015, qui a su se faire reconnaître par le port d’un foulard vert symbolisant le droit à l’avortement. « On ressent de la désolation et de la peur », confie María Florencia Alcaraz, codirectrice du site féministe LatFem. Javier Milei l’a répété, il souhaite...

... REVENIR SUR LE DROIT À L’IVG

Qui est actuellement sans restriction jusqu’à la 14e semaine de grossesse et arraché de haute lutte par les féministes en 2020. Dans sa profession de foi électorale, celui qui promeut la liberté, sauf concernant le corps des femmes, défend ainsi « le droit à la vie dès la conception ».

... SE DÉBARRASSER DU MINISTÈRE DES FEMMES

Des Genres et des Diversités, créé sous le gouvernement sortant de centre gauche en 2019, ainsi que d’autres portefeuilles, afin de réduire leur nombre de dix-huit à huit. « Je ne vais faire...

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