Quand art et culture changent notre regard sur la trisomie 21

Anaïs Guillon
·2 min de lecture

Pour sa dernière campagne beauté, Gucci a choisi Ellie Goldstein, une mannequin britannique atteinte de trisomie 21. À 18 ans, elle devient le nouveau visage du mascara « L’obscur » et fait sensation sur les réseaux sociaux. Une collaboration artistique inspirante, qui brise de nouveau les préjugés sur les personnes atteintes du syndrome de Down.

Ils sont « enfants à vie », « ne peuvent pas aller à l’école » ou sont « dépendants ». Les idées reçues sur les personnes porteuses d’un chromosome 21 en plus, restent tenaces. Pourtant, le monde artistique tente de faire évoluer notre regard sur cette maladie. Dans sa dernière campagne pour Gucci, le directeur artistique Alessandro Michele met en lumière Ellie Goldstein, une jeune mannequin trisomique lumineuse et professionnelle. Une collaboration réussie, qui en rappelle d’autres. 

Le talent d’acteur primé à Cannes 

En 1996, les spectateurs du Festival de Cannes découvraient « Le huitième jour », du réalisateur belge Jaco Van Dormael. Dans cette comédie dramatique, un jeune trisomique venait chambouler la vie d’un cadre solitaire en pleine remise en question. Aux côtés de Daniel Auteuil, Pascal Duquenne, un acteur belge atteint du syndrome de Down, marquait les esprits par son interprétation saisissante, à la hauteur de son partenaire de jeu. Des mains de Francis Ford Coppola, les deux acteurs reçurent conjointement le prix d'interprétation masculine, effaçant ainsi toute dissemblances. « En donnant ce prix à Pascal, on fait de lui un acteur à part entière et on oublie toutes les différences », déclarait Daniel Auteuil. Le film connu un succès populaire (3,6 millions d’entrées), contribuant à faire évoluer le regard du grand public sur la maladie. 

Sur le petit écran, une visibilité sans fausse note 

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