Au procès du violeur de la Sambre, Dino Scala : « Il m’a bousillé ma vie »

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Après l’audition des enquêteurs et de l’entourage de l’accusé mardi 14 juin, la cour entend désormais le témoignage des victimes.

Une femme fluette, aux cheveux blancs, s’avance à la barre, aidée de sa canne. À 75 ans, elle s’apprête à raconter l’agression sexuelle qu’elle a subie il y a 30 ans, en octobre 1991.

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C’est la première victime à témoigner au procès de Dino Scala, ouvert depuis le vendredi 10 juin. Aussi surnommé « le violeur de la Sambre », du nom de la rivière à la frontière franco-belge où il sévissait, il comparaît devant la cour d’assises du Nord, à Douai, jusqu’à début juillet. Il est inculpé pour 17 viols, 12 tentatives de viols et 27 agressions sexuelles, soit 56 victimes.

« Il m’a bousillé ma vie, avec mon mari et mes enfants »

Comme tous les matins, la jeune femme – alors âgée de 41 ans au moment des faits – commençait à 6 heures. Elle attendait sa collègue devant l’école primaire où elles travaillaient. « Je me suis fait agresser par un homme, qui m’a attrapée par le bras et m’a emmenée dans un local poubelle. Il m’a plaquée contre le mur, il m’a attrapée par la gorge, il m’a griffé le visage. J’ai crié 'au secours, ne me tuez pas, j’ai des enfants'. »

L’agresseur aurait tenté de passer sa main dans le jean de la victime, pour finir par renoncer. Aujourd'hui, la femme de 75 ans ne se souvient plus ce qui a stoppé l’homme à ce moment-là. « Les années ont passé », s’est-elle presque...

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