Avoir un parent préféré est-il vraiment un problème ?

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« Mon papounet ? Vraiment, heureusement que je l'ai… C'est lui qui s'occupait de moi quand j'étais petite, s'émeut Helena, 45 ans. Aujourd'hui, mon père est devenu mon meilleur ami et mon confident. Avec ma mère, on se crêpe le chignon au bout d'une heure ! » Nous sommes nombreux à nous sentir plus proches de l'un de nos deux parents, ce qui en fait culpabiliser plus d'un : « Je fais souvent ce cauchemar, confie Juliette, 25 ans : ma mère meurt et je suis inconsolable. C'est horrible, mais j'ai l'impression que si c'était mon père qui disparaissait, je m'en remettrais plus facilement. » Dans une société prônant l'égalité, où l'amour, dans une famille, doit être équitable et ne laisser place à aucune injustice, avouer à l'âge adulte que l'on préfère un parent à l'autre reste un sujet tabou…

Une connexion particulière

Les enfants ont moins de diffcultés à exprimer leur penchant, se tournant, selon les périodes de leur vie, plutôt vers l'un ou l'autre de leurs parents : le nourrisson vers sa mère ; le jeune enfant vers le parent le plus disponible ou de sexe opposé durant la période œdipienne ; l'adolescent vers l'adulte le moins rigide… « La famille n'échappe pas non plus aux représentations genrées : le tandem fusionnel mère-fille, la complicité père-fils autour du sport ou du bricolage… », fait remarquer Anne-Laure Buffet, psychopraticienne et auteure de Ces séparations qui nous font grandir (Eyrolles). Il est...

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