« La Bonne Épouse » : l’histoire d’une comique mais nécessaire émancipation des femmes

Clara Gaillot

Dans cette comédie portée par Juliette Binoche, Yolande Moreau et Noémie Lvovsky, le réalisateur Martin Provost nous transporte dans une France où les femmes doivent encore leur obéissance à leurs maris, peu de temps avant le soulèvement de mai 68.

Après «  Séraphine », « Où va la nuit » ou encore «  Sage femme », Martin Provost revient avec un septième long-métrage consacré à ses premières héroïnes : les femmes. Cette fois-ci, le réalisateur nous ramène 50 ans en arrière pour filmer une école ménagère à l’aube des révoltes de mai 68.

Si l’on a toujours su l’existence de ces institutions censées former de « bonnes épouses », les premières minutes de cette comédie nous paraissent tout de même irréelles. « Nous allons vous inculquer les sept piliers qui feront de vous la perle des ménagères. Un rêve pour votre futur époux », déclare celle pour qui le rôle-titre du film a été pensé. Tailleur rose poudré, cheveux laqués et posture figée, Juliette Binoche interprète ici avec brio la directrice de l’école ménagère Van Der Beck. Brièvement accompagnée de François Berléand, monsieur Van Der Beck, l’actrice de 56 ans incarne avec justesse le personnage de Paulette. Une épouse bridée, qui, le jour où son mari décède, laisse s’exprimer la femme qu’elle a toujours souhaité être. Ainsi, persuadée du bien-fondé de ses enseignements pendant des années, elle se retrouve face à ses contradictions, ses désirs et sa morale.

Un trio d’actrices en parfaite harmonie

Dans un univers à la limite de la caricature, cette nouvelle représentation des femmes explore habilement tous les chamboulements qu’ont vécu les jeunes filles de l’époque, longtemps...

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