Ça commence aujourd’hui - "Un psychopathe", "L’horreur à l’état pur" : les internautes sidérés par le témoignage de Corinne, violée par son ex

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Ça commence aujourd’hui (Capture d'écran France 2 / Ca commence aujourd'hui )

Invitée sur le plateau de "Ça commence aujourd'hui" le jeudi 10 mars 2022, Corinne a livré un témoignage poignant sur le jour où son ex-compagnon lui a tendu un piège pour la violer sur une plage devant d'autres hommes. Un terrible récit qui a bouleversé les internautes.

Son témoignage a laissé le plateau de "Ça commence aujourd'hui" sans voix. Jeudi 10 mars 2022, Faustine Bollaert a donné la parole à ceux qui sont tombés dans un terrible guet-apens. Parmi eux, Corinne. Infirmière baroudeuse, la Grenobloise a livré un récit glaçant sur le viol qu’elle a subi alors qu’elle commençait une nouvelle vie en Nouvelle-Calédonie. À peine arrivée sur l’île, celle qui est alors âgée de 43 ans, au moment des faits, loge chez la mère d’un homme rencontré via un "groupe de lien social". "Elle m’a hébergée, elle m’a nourrie, elle m’a emmenée danser. Vraiment, on s’est amusées toutes les deux". Quant à son fils, "il vivait à l’étage de cette maison". Un homme qu’elle décrit comme "charismatique", "très à l’écoute" et "très bienveillant" avec qui elle passe "de plus en plus de temps". "Je suis tombée amoureuse, je croyais que c’était son cas aussi".

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"Il m’a fixée, mais avec des yeux… comme un requin"

Au bout de quatre mois, l’homme se révèle être "un monstre". Un jour alors qu’il décide de se rendre "sur une plage très retirée face au pacifique" où ils ont l’habitude d’aller, il change de comportement. Après avoir préparé "un nid d’amour" et un "pique-nique" sur le bord du lagon, le couple a une relation sexuelle "l’endroit était très romantique". Le rendez-vous vire alors au drame. Les yeux encore fermés, Corinne est surprise par le bruit des galets. Lorsqu’elle les ouvre, l’homme est au-dessus d’elle entouré de quatre autres hommes “qui nous regardaient avec des airs assez durs". "J’ai tout de suite regardé cet homme, je lui dis : ‘Stop, stop arrête, il y a du monde’". Mais l’homme ne s’arrête pas : "Il m’a fixée, mais avec des yeux… comme un requin. Vides. Il m’a dit d’un air glacial : ‘Oui, oui, c’est normal. Quand je viens ici, parfois, ils savent qu’il va y avoir du spectacle".

"Il y en avait un à gauche, qui avait une machette“

Si elle tente de se débattre, l’ancien militaire est "très costaud". Dans l’incompréhension, elle se dit qu’elle n’a aucune chance "surtout qu’il y en avait un à gauche, qui avait une machette". Ayant du mal à retenir ses larmes, elle poursuit : "C’est là que j’ai switché. Mon cerveau est parti, je ne sais pas où, ailleurs. Le bleu que je voyais, je suis partie dans le bleu et à partir de là, je ne me souviens plus de rien". Quand elle revient à elle, l’homme congédie les autres "comme des chiens". Sous le choc, Corinne comprend que son bourreau range ses affaires pour partir. Elle le suit, monte dans son véhicule, lui l’ignore. L’homme la dépose dans la maison où elle fait du gardiennage. S’en suivent plusieurs heures où elle fixe le mur avant d’appeler cet homme pour qu’il l’emmène à l’hôpital. "J’étais toute seule" souffle-t-elle.

Corinne se confie sur son amnésie traumatique

Une fois arrivée, c’est la double peine. L’interne dédramatise son traumatisme en lui rappelant que cette relation non-consentie était avec son compagnon. Internée en psychiatrie après avoir fait part de ses pensées suicidaires "j’avais l’image du lagon, d’une corde et d’un parpaing", elle se souvient avoir "pleuré jour et nuit non stop" pendant trois jours. De retour en France métropolitaine, elle passe plusieurs examens et une psychiatre l’aide à comprendre qu’elle a été victime d’un viol. Quant aux autres hommes, c’est en retenant un sanglot qu’elle révèle : "Je n’ai pas de souvenir de ce qui s’est passé". Si elle se veut combative, six mois après ce drame elle tombe gravement malade : "J’ai été mise en invalidité, j’ai perdu mon travail... Descente aux enfers".

Estimant n’avoir plus rien à perdre, elle croise un guérisseur qui l’aide à reconstituer son viol : "Dans les heures et les jours qui ont suivi, j’ai eu des flashs et le puzzle s’est assemblé de manière incroyable. Il y a des tiroirs qui se sont rouverts. J’ai revu la posture dans laquelle j’étais quand je suis revenue à moi (…), et intimement dans ma chair, j’ai senti qu’il y a eu d’autres choses. J’ai retrouvé même le prénom et nom entier de mon agresseur alors que mon cerveau l’avait écrasé". Corinne comprend alors qu’elle a fait une amnésie traumatique. Quant à son bourreau, elle n’a pour l’heure pas encore réussi à porter plainte contre lui. Pour rappel, le viol est un crime enfermé dans un délai de prescription de 20 ans.

Un témoignage bouleversant que Corinne a tenu à partager pour aider les autres femmes. Son récit a choqué les internautes.

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