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Capital cérébral : comment préserver son cerveau plus longtemps ? Les conseils d'une neurologue

"En sciences, on distingue réserve cognitive et capital cérébral", introduit le Pr Lara Migliaccio‚ neurologue à l’Institut de la Mémoire et de la Maladie d’Alzheimer (IM2A) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) et Chargée de Recherche Inserm à l’Institut du cerveau). Le capital cérébral réside dans richesse du tissu synaptique neuronal et sa plasticité. Il s’agit du capital neurobiologique propre à chaque individu et constitue la base de la réserve cognitive. Le capital cérébral est inné et a une part génétique, alors que la réserve cognitive correspond plutôt à la façon dont le cerveau fonctionne. "On peut comparer le capital cérébral à la structure d’un immeuble et la réserve cognitive à tout ce qui fait vivre cet immeuble", décrypte la neurologue. On parle de réserve cognitive depuis les années 1980.

"Le concept de réserve cognitive fait référence à la différence qui existe entre les personnes dans leur capacité de résister à des modifications cérébrales", explique le Pr Lara Migliaccio. Elle explique qu’il puisse y avoir un décalage entre les modifications cérébrales dues au vieillissement ou à une maladie ou lésion cérébrale et les manifestations cliniques (par exemple chez un malade Alzheimer un décalage entre le degré d’atteinte au niveau du cerveau et l’expression clinique (les symptômes de la maladie).

La réserve cognitive permet d’atténuer les impacts sur la cognition des changements cérébraux liés à l'âge ou une maladie neurodégénérative, notamment la maladie (...)

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