Carole Bouquet se confie sur sa santé mentale : "Plus d'une fois, j'ai failli mourir"

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PARIS, FRANCE - JANUARY 25: (EDITORIAL USE ONLY - For Non-Editorial use please seek approval from Fashion House) Carole Bouquet attends the Chanel Haute Couture Spring/Summer 2022 show as part of Paris Fashion Week on January 25, 2022 in Paris, France. (Photo by Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images)
Carole Bouquet s'est confiée au sujet de sa santé mentale. (Photo by Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images)

Actrice française emblématique, Carole Bouquet sera à l'affiche du téléfilm "Il s'aiment... Enfin presque" ce lundi 18 avril 2022 sur TF1. La comédienne a mené sa carrière d'une main de maître, en dépit des obstacles qui se sont dressés sur son chemin. Des obstacles qu'elle a réussi à surmonter grâce à un fort soutien psychologique.

La question de la santé mentale est toujours un sujet tabou, même si de plus en plus de personnes décident désormais d'en parler publiquement. Les stars, notamment, ont bien compris à quel point elles jouaient un rôle crucial dans la normalisation des conversations autour de la dépression et des autres formes de problèmes de santé mentale. Carole Bouquet en fait partie : la comédienne n'a jamais caché à quel point elle avait traversé des périodes difficiles. Au point parfois d'avoir envisagé le pire.

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Carole Bouquet parle de santé mentale

Invitée dans l'émission "Boomerang" d'Augustin Trapenard sur France Inter, Carole Bouquet a évoqué les difficultés qu'elle rencontrait parfois sur le plan émotionnel. "J'entretiens de mauvaises relations avec mes émotions, elles me débordent beaucoup trop", affirmait-elle alors, avant de préciser qu'elle avait cherché à obtenir l'aide de professionnels. "Justement des psychanalystes, ou des psychiatres, ou mes amis médecins, me disent en permanence qu'il faut que j'apprenne à prendre de la distance. Je n'arrive pas bien."

D'où viennent ces difficultés ? De son enfance, peut-être. "J'ai été élevée par mon père qui ne parlait pas du tout, du tout, du tout... Pas un mot n'était échangé entre mon père, ma soeur et moi. Et avant, j'étais en pension, à 10, 11, 12 ans ou 13 ans. Ce n'est pas des conversations passionnantes à cet âge-là. C'est pour cela que j'aime tellement qu'on me raconte des histoires."

Les pensées noires de la comédienne

Dans cet entretien à coeur ouvert, la star césarisée évoque par ailleurs la douleur qu'elle a pu ressentir face à certaines critiques. "Les mots, c'est ce qui peut tuer le plus facilement. Plus d'une fois, j'ai failli mourir à cause des mots des autres... Ça peut être extrêmement violent." C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle elle s'engage depuis plus de 30 ans auprès de l'association La voix de l'enfant, qui travaille pour la protection de l'enfance.

Dans l'émission Boomerang, elle affirmait notamment vouloir protéger les plus jeunes de la dangerosité des mots. "Ça peut être extrêmement violent. Quand on est jeune, on peut prendre pour argent comptant ce qui est dit. On ne comprend pas qu'il peut y avoir un double, un triple langage. Les mots des autres peuvent être terribles."

Ses confidences sur l'impact de la crise sanitaire

Sujette à l'anxiété, Carole Bouquet a été impactée par la crise du Covid-19, comme de nombreuses personnes. Dans les colonnes du magazine Gala, elle confiait il y a quelques mois : "Je comprends la peur, je comprends et respecte les consignes de prudence, mais c'est violent. Et je n'aime pas le monde dans lequel vivent en ce moment mes enfants et mes petits-enfants. Ma génération a connu l'insouciance, on croyait que la paix gagnerait tous les pays, on entendait les voix de Lucie Aubrac (que Carole Bouquet a incarné en 1997 devant la caméra de Claude Berri, ndlr), de Stéphane Hessel pour qui l'Europe avait un sens, le procès de Nurembeg était fait pour dire "plus jamais ça", on portait le rêve d'un monde meilleur... Là, je ne vois pas beaucoup d'espace pour rêver. "

D'autant que la crise sanitaire a été un grand moment de solitude pour elle : "J'aime être en famille, entourée d'enfants, d'amis, de ma filleule Daphnée (la fille de la scénariste et actrice Telsche Boorman, qui était la meilleure amie de la comédienne, ndlr), et des siens que je ne vois pas assez parce qu'ils vivent à Londres... C'est pour ça que je souffre un peu en ce moment. Et je ne suis pas la seule, je pense, à trouver que naître seul et mourir seul n'est pas ce que l'on a inventé de mieux cet hiver." Heureusement, Carole Bouquet a toujours su s'entourer pour pouvoir affronter les situations difficiles.

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