Catherine Frot : « Je cherche un certain émerveillement »

Clara Géliot

Libre et inclassable, Catherine Frot revient au théâtre dans «la Carpe et le Lapin », où elle forme un duo de choc avec Vincent Dedienne. Conversation avec une femme à fois lunaire et terre à terre.

Comment ce projet d’un spectacle avec Vincent Dedienne est-il né ?
Catherine Frot - 
Lorsque des amis communs nous ont présentés, nous avons eu envie de travailler ensemble sur quelque chose qui sortirait du cadre et ne serait ni une pièce ni un spectacle comique. Nous étions portés par le désir de divertir avec un certain péril, et surtout de créer un duo. C’est devenu celui de la Carpe et le Lapin.

Sous quelle forme s’exprimera ce duo ?
Catherine Frot - 
Nous le présentons comme un cadavre exquis, ce jeu créé par les surréalistes qui consiste à écrire une histoire à plusieurs sans savoir ce que l’autre a couché sur le papier avant soi. Cela donne des phrases énigmatiques, éventuellement poétiques et parfois drôles. Le spectacle reposera donc sur des répliques écrites et d’autres racontées à notre façon. Comme nous nous sommes concentrés sur la notion de duo, chacun devra faire un chemin vers l’imaginaire de l’autre et, à l’arrivée, ce sera un cocktail de nous deux.

Avez-vous toujours aimé faire rire ?
Catherine Frot - ​​​​​​​
Oui… tout en sachant que le pire peut aussi être drôle.

Auriez-vous souhaité vous essayer au seule-en-scène, comme Vincent Dedienne  ?
​​​​​​​Catherine Frot - ​​​​​​​
Il y a un temps, cela m’aurait plu, mais aujourd’hui, non. Mon grand plaisir au théâtre est celui du texte. J’aime les textes forts, un peu anciens, et ils ne seront pas...

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