Cette fille porte-t-elle un t-shirt ou une brassière de sport ? Le débat sur le code vestimentaire de cette salle de sport est devenu viral

Une étudiante de Charleston dit avoir été expulsée de la salle de sport à cause de sa tenue. (Photo : Sarah Villafane via Facebook)

Mercredi, une étudiante originaire de Caroline du Sud a partagé sur Facebook une photo de la tenue qui lui a valu de se faire expulser de sa salle de sport, ce qui a relancé le débat sur les tenues de sport.

« J’ai acheté cette tenue de sport parce qu’elle était CONFORTABLE », a écrit Sarah Villafañe à propos de son top et de son legging. « Quel est le problème ? Pourquoi n’ai-je pas le droit de faire l’exercice dans cette tenue ? Mon nombril perturbe-t-il les 85 % de population masculine que sert votre salle de sport ? J’ai été obligée de partir, POURQUOI ? Je suis dévastée d’avoir été expulsée pour ça. »

L’étudiante de l’université de Charleston a expliqué que le jour précédent, elle portait la même tenue en cours, « Mais lorsque je suis allée à la salle de sport, ils m’ont demandé de changer de haut », a déclaré Sarah Villafañe à propos de son entrée dans le George Street Fitness Center. Elle a tout de même tenté de faire de l’exercice, mais a été rapidement confrontée à un employé ainsi qu’au directeur. Elle a été expulsée car le haut qu’elle portait n’était considéré comme un t-shirt.

« Il a dit ‘Allez-vous enfiler un véritable t-shirt ?’ Et j’ai répondu ‘Si ce n’est pas un t-shirt… non. Je ne vais pas mettre un t-shirt’ », a-t-elle écrit.

D’après l’affilié local d’ABC, le code vestimentaire de la salle de sport est affiché dans l’entrée, « Vous devez porter une tenue de sport. Cela inclut les t-shirts, les chaussures de course, les baskets, les shorts et les pantalons. Vous devez porter des chaussures de sport. »

Bien que les crop tops ne soient pas mentionnés, ils sont toutefois interdits, et pas à cause des nombrils perturbateurs, comme l’a supposé Sarah Villafañe, mais dans le but d’éviter la propagation de maladies, comme l’a expliqué par email Mike Robertson, directeur principal de la communication de l’université de Charleston, à Yahoo Style.

Il y a quelques années, la National Athletic Trainers Association (NATA) a publié une déclaration avertissant que les maladies infectieuses pouvaient facilement prospérer dans les milieux sportifs. « À cause de cette possibilité, l’université de Charleston ainsi que d’autres universités ont choisi de mettre en place des pratiques obligeant les personnes qui viennent à la salle de sport à porter un t-shirt complet afin de minimiser l’exposition de la peau aux éventuels agents infectieux », a expliqué Mike Robertson.

Pour respecter ces mesures préventives, la NATA ne suggère aucun vêtement en particulier, mais elle recommande aux institutions de faire leur possible afin de maintenir un environnement propre et sain dans le but de rester protégé contre l’herpès simplex, l’impétigo et le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline, également connu sous le nom de SARM.

Vilaines éruptions cutanées mise à part, la publication de Sarah Villafañe renouvèle le débat cherchant à savoir si les codes vestimentaires sont mis en place pour protéger les étudiants ou pour les soumettre au body-shaming. Ces dernières années, plusieurs femmes ont été expulsées d’autres salles de sport pour n’avoir pas respecté le code vestimentaire, codes qui n’ont pas tous été mis en place dans le but d’éviter la propagation des germes.

« Nous avons des cours sur les femmes qui dépassent l’humiliation de la société et qui s’autonomisent, alors pourquoi la salle de sport a-t-elle réagi ainsi ? », a demandé Lane Whitlow, une camarade de Sarah.

Et des internautes un peu plus méchants ont choisi réprimander Sarah Villafañe et toutes celles qui exposent leurs « courbes ». Sans surprise, la question de la raison pour laquelle les gens choisissent de se plaindre sur des forums publics a rapidement fait son entrée dans le débat. Et il est fortement possible que cette tenue devienne la nouvelle #robe en divisant le monde afin de savoir s’il s’agit d’un t-shirt ou d’une brassière de sport.

« Pour être honnête, j’aime la tenue, mais les règles sont appliquées pour une raison. Pensez-vous être tellement mieux que les autres que vous n’avez pas à suivre les règles ? », a écrit Shania Rabon. « Il ne s’agit clairement pas d’un « t-shirt ». »

Sabrina Rojas Weiss

Yahoo Style