Couple mythique : la princesse Mako du Japon et Kei Komuro, l'union controversée

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Princess Mako (R), the eldest daughter of Prince Akishino and Princess Kiko, and her fiancee Kei Komuro (L), smile during a press conference to announce their engagement at the Akasaka East Residence in Tokyo on September 3, 2017. Emperor Akihito's eldest granddaughter Princess Mako and her fiancé -- a commoner -- announced their engagement on September 3, which will cost the princess her royal status in a move that highlights the male-dominated nature of Japan's monarchy. / AFP PHOTO / POOL / Shizuo Kambayashi (Photo credit should read SHIZUO KAMBAYASHI/AFP/Getty Images)

Parfois, l'amour est plus fort que la tradition. La princesse Mako du Japon l'a prouvé ce mardi 26 octobre en épousant son compagnon, le roturier Kei Komuro. La jeune femme est allée à l'encontre d'une partie de sa famille et des traditions de son pays, préférant perdre son titre royal que de renoncer à l'amour de sa vie.

Dans bon nombre de familles royales, épouser un roturier reste encore très mal vu. Le prince William en avait fait l'expérience en épousant Kate Middleton, le prince Harry a vécu la même chose avec Meghan Markle, et cette fois-ci, c'est au Japon qu'un Royal Wedding a tourné à la polémique. En effet, la princesse Mako, fille du prince héritier Fumihito et nièce de l’empereur Naruhito, a épousé le roturier Kei Komuro. Une union qui apporte un point final à une longue période pour le couple, qui a dû batailler au nom de l'amour qu'il se portait.

Des fiançailles qui ont tourné au cauchemar

En couple depuis plusieurs années, Kei Komuro et la princesse Mako du Japon ont annoncé leurs fiançailles en 2017, il y a de cela plus de quatre ans. Mais ce qui aurait dû être une bonne nouvelle a rapidement tourné au cauchemar. Non seulement la famille royale n'apprécie pas que sa princesse choisisse d'épouser un roturier, mais en prime, la mère du futur marié se trouve au coeur d'une polémique. Elle est accusée de ne pas avoir remboursé une somme d’argent empruntée à son ex-compagnon pour financer les études de son fils, qui s'élèverait à près 4 millions de yens, soit 30 000 euros environ. La principale intéressée a évidemment démenti ces accusations, mais le mal était fait. Au Japon, un comportement irréprochable est attendu des membres de la famille impériale, y compris de la part des "pièces rapportées", à savoir les membres de la famille du concubin de la princesse.

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Conséquence de cette affaire, l'union de la princesse Mako et de Kei Komuro avait été reportée une première fois en 2018, et le jeune homme s'était envolé pour les Etats-Unis, afin de poursuivre ses études de droit. Le mariage a une nouvelle fois été reporté à cause de la crise du Covid-19, et l'union a commencé à gagner une réputation de "mariage maudit", à tel point que certaines personnes spéculaient même sur son annulation. Mais la future mariée avait été catégorique : "Kei est un être irremplaçable, et je l'aime", avait-elle affirmé à la télévision japonaise. "J'aimerais dorénavant être au côté de l'amour de ma vie."

Des parents finalement convaincus

En dépit des difficultés liées à la mère de Kei Komuro et à sa situation, les parents de la princesse Mako ont accepté que leur fille fasse fi des traditions, respectant son choix. "La Constitution maintient que le mariage ne doit être fondé que sur le consentement mutuel des deux sexes. Si c'est ce qu'ils veulent vraiment, je considère que c'est quelque chose que je dois respecter en tant que parent", a affirmé le prince Fumihito dans une interview accordée à Vanitatis. La mère de la mariée a quant à elle affirmé : "En ce qui concerne le mariage de ma fille aînée (...) il est important, en tant que mère, d'accepter les sentiments de ma fille et de réfléchir ensemble à ses problèmes."

Mais si les parents de la mariée ont commencé à se faire à l'idée de cette union, ce n'a pas été le cas de l'opinion publique, puisque selon le dernier sondage publié par le quotidien Yomiuri ce mardi 26 octobre, 33% des sondés ne voyaient pas ce mariage d'un bon oeil.

Elle a perdu son titre royal

En épousant un roturier, la princesse Mako a dû faire des concessions. La jeune femme, qui a fêté ses 30 ans le weekend précédent son mariage, a ainsi perdu son titre officiel au moment où le couple a fait enregistrer son union. Au Japon, le trône ne peut en effet être transmis qu'aux membres masculins de la famille, et les enfants des femmes royales qui épousent des roturiers ne sont pas inclus dans l'ordre de succession. La mariée a également fait le choix de couper court aux rumeurs selon lesquelles son fiancé ne s'intéressait à elle que pour son statut et son argent, en renonçant aux 152 millions de yens (1,1 million d’euros) habituellement versés aux princesses au moment de leur mariage. Le couple a fait le choix d'une union simple et intime, plutôt que de s'offrir les habituels banquets de réception et autres rituels protocolaires. Un choix logique lorsque l'on sait que Mako souffre depuis plusieurs mois d'un syndrome de stress post-traumatique lié à l'abondante couverture médiatique générée par son union.

Pour pouvoir vivre leur amour sans être constamment sous le feu des projecteurs, le couple a fait un choix qui n'est pas sans rappeler celui de Meghan Markle et du prince Harry. Ils iront sous peu s'installer aux Etats-Unis, et plus précisément à New York, où Kei Komuro pourra poursuivre sa carrière d'avocat. A l'heure actuelle, la jeune mariée ne s'est pas exprimée sur ses intentions de travailler ou non. Elle dispose toutefois d'une maîtrise en études muséales de l'université britannique de Leicester, et a étudié l'art et le patrimoine culturel à l'International Christian University de Tokyo. Elle est donc largement qualifiée pour se faire une place dans le domaine de l'art ou du patrimoine.

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