« La Déferlante », un trimestriel à la croisée des révolutions féministes

Jade Vigreux
·1 min de lecture

Dans l’ère post-MeToo, la revue féministe, disponible en librairie depuis le 4 mars, convie intellectuels et activistes pour observer et penser la société avec les « lunettes de genre ». Interview avec Marion Pillas, l’une de ses fondatrices. 

Revue trimestrielle indépendante, « La Déferlante » entend bien devenir le lieu de rencontre et de dialogue entre les luttes féministes de tous horizons. La une de son numéro inaugural, intitulé « Naître », préfigure l’essence du projet : des points levés, un graphisme soigné et quelques signatures renommées. ELLE a parlé à l’une des quatre fondatrices de la revue, la journaliste Marion Pillas, pour en savoir plus.

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ELLE. Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer une nouvelle revue féministe ? Quel a été le déclic ?  

Marion Pillas. Le déclic est double, disons même que c’est un paradoxe. Il y a deux ans, lorsque nous travaillions toutes les quatre – avec Emmanuelle Josse, Marie Barbier et Lucie Joffroy – dans le domaine des médias, nous étions d’abord admiratives et heureuses du bouillonnement qui se profilait après MeToo. Les questions et débats féministes occupaient l’actualité, émergeaient sous forme de podcasts, avec de nouvelles figures féministes pour les incarner. Cette ébullition était également sur le plan éditorial, avec d’importants succès en librairie, à l’exemple du livre « Sorcière, la puissance invaincue des femmes » de Mona Chollet. Paradoxalement, face à ça, nous observions un panorama de la presse essentiellement masculin. C’est ce qu’attestent les chiffres impressionnants du rapport Calvez [sur la place...

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