Depuis quand les ministres battus aux législatives doivent-ils démissionner du gouvernement ?

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Quinze ministres, dont la première d’entre eux, Élisabeth Borne , pourraient être contraints à la démission pour cause de revers électoral les 12 et 19 juin prochains. Dimanche 22 mai, l’Elysée a en effet confirmé que tous les ministres battus aux élections législatives devront démissionner du gouvernement. Ce qui vaudra également pour la cheffe du gouvernement, Élisabeth Borne, candidate dans la 6e circonscription du Calvados pour son baptême du feu électoral.

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Aux sortants sous Rocard

Déjà imposée en 2017, cette règle, non-écrite, avait été édictée quinze ans plus tôt par Nicolas Sarkozy . À cette époque, c’est Alain Juppé qui en avait fait les frais. Alors numéro 2 du gouvernement de François Fillon, il avait été battu dans sa circonscription en Gironde et avait dû quitter ses fonctions. Ce qui ne l’avait pas empêché de revenir au gouvernement trois ans plus tard, à la Défense puis aux Affaires étrangères, après avoir été réélu maire de Bordeaux.

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Avant Alain Juppé, ce principe ne s’appliquait qu’aux députés sortants. Candidates à leur réélection, les socialistes Georgina Dufoix (ministre chargée des questions familiales) et Catherine Trautmann (secrétaire d’État auprès du ministre des affaires sociales et de l’emploi) avaient ainsi démissionné du gouvernement de Michel Rocard, après avoir perdu leur...


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