Didier Raoult : l’ANSM a de nouveau saisi la justice sur un essai Covid

©Christophe Ena/AP/SIPA

Ce jeudi 8 juin, l’Agence nationale de sécurité du médicament a annoncé avoir de nouveau saisi la justice au sujet d’un essai clinique non autorisé de l’IHU à Marseille sur des patients atteints du Covid-19 qui était dirigé, à l'époque, par Didier Raoult.

Le samedi 3 juin dernier, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait annoncé qu’elle s’apprêtait « à saisir la justice », afin de dénoncer l’étude co-signée par le microbiologiste portant sur un traitement à l’hydroxychloroquine. Selon l’ANSM, la réglementation n’aurait pas été respectée pour mener à bien cette étude. L’Agence a donc tenu sa parole puisque ce jeudi 8 juin, une porte-parole a fait savoir à l’AFP qu’elle avait « saisi de nouveau la justice » après l’analyse d’une étude co-signée par Didier Raoult.

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Un essai clinique sur plus de 30 000 patients

Selon la porte-parole, cette étude menée sur plus de 30 000 patients entre 2020 et 2021 à l’IHU de Marseille « peut être qualifiée de RIPH (recherche impliquant la personnel humaine, NDLR) de catégorie 1 ». Elle aurait également « dû bénéficier d’un avis favorable d’un comité de protection des personnes et d’une autorisation de l’ANSM ». En mars, Didier Raoult avait cosigné avec sept co-auteurs un « pre print » de son étude sur des patients Covid. Et, elle concluait que l’administration d’hydroxychloroquine avait réduit la mortalité. Un mois plus tard, l’ANSM avait estimé que son utilisation exposait « les patients à de potentiels effets indésirables qui peuvent être graves ». Sous pression, le professeur Raoult a alors retiré sa publication.

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