Dry January : arrêter l'alcool pendant un mois, est-ce vraiment bénéfique pour la santé ?

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Janvier est le mois des bonnes résolutions. Si certains décident de se mettre au sport, d’apprendre une nouvelle langue ou de faire des économies, d’autres font le choix d’arrêter de consommer de l'alcool pendant un mois. Ce challenge, baptisé "Dry January" (littéralement "Janvier Sec"), a été lancé en 2013 au Royaume-Uni par l'association Alcohol Concern, avant de faire son arrivée dans l'Hexagone. Selon un sondage mené par BVA pour la Ligue contre le cancer et paru le 3 janvier 2022, 31% des Français ont une consommation d’alcool excessive.

Toujours d'après ce sondage, 41% des Français interrogés connaissent désormais le Dry January. Si ce défi fait parler de lui dans l'Hexagone, cela s'expliquerait notamment par une volonté de reprendre le contrôle de soi-même, selon Nicolas Simon, président de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) et professeur au CHU de Marseille. "Dans notre société, on a impression que l’alcool nous est imposé et que l’on ne peut pas regarder un match de football sans boire une bière ou célébrer une bonne nouvelle sans champagne. Ce défi permet à ceux qui le souhaitent d’enfin décider pour eux-mêmes", explique-t-il.

Ceux qui se lancent dans le Dry January font également part d’une volonté de faire du bien à leur corps. Mais suffit-il de s’abstenir de boire pendant un mois pour constater de véritables bénéfices sur sa santé ? En 2015, Kevin Moore, professeur à l'Institut du foie et de la santé digestive de l'University (...)

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