« Les enfants des autres », sans doute le film le plus frontal de Rebecca Zlotowski

©George Lechaptois/ Les films Velvet

Pour son cinquième long-métrage, Rebecca Zlotowski a choisi un terrain autobiographique : une femme de 40 ans, sans enfants, tombe amoureuse d'un homme, père d'une petite Leila. Élever un enfant qui n'est pas le sien, s'attacher à lui, tisser un lien de « belle-maternité ». Et puis, un jour, peut-être disparaître de sa vie si le couple se défait. Ce film tendre et magnifique est porté à l'écran par deux grands interprètes : Virginie Efira et Roschdy Zem. Rencontre avec une réalisatrice qui, de son propre aveu, signe son film le plus frontal.                                                                                                     

ELLE. Quel est le point de départ du film ?               

REBECCA ZLOTOWSKI. La lecture du roman de Romain Gary « Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable ». Cet ouvrage parle de la panique qui naît dans le corps d'un homme de 50 ans, amoureux d'une femme plus jeune que lui. Il craint de ne plus bander et de ce fait n'y arrive plus. Je n'ai pas réussi à écrire de scénario car j'avais la sensation de contourner ce qui me touchait profondément dans le roman. Si je m'identifiais au personnage,c'est que moi-même je vivais un moment d'impuissance. En tout cas, que je formulais comme une impuissance. Si on veut vraiment regarder la puissance des femmes, comme j'en ai le désir, il faut aussi nommer leur impuissance. Et moi, à 38, 39, 40 ans, je n'avais pas d'enfant. Je vivais un moment de fin de...

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