Environnement. L’Italie n’a (presque) jamais eu autant de forêts

Il Sole-24 Ore (Milan)
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Selon le quotidien économique Il Sole 24 Ore, dans la Péninsule, les forêts n’en finissent plus de gagner du terrain. C’est le résultat du recul des terres consacrées à l’agriculture, un phénomène qui a pour conséquence que les bois recouvrent aujourd’hui un tiers du territoire italien.

C’est une statistique surprenante. Selon la dernière étude publiée à ce sujet, en 2018, 36,4 % du territoire italien était recouvert par des forêts. “Ce n’était pas arrivé depuis la guerre entre les Byzantins et les Ostrogoths”, indique Il Sole 24 Ore, en faisant référence à un conflit qui s’est déroulé sur la Péninsule il y a 1 500 ans.

Évidemment, ce phénomène de “reconquête” des forêts n’est pas nouveau, mais représente une tendance de long cours. “Les bois italiens ont augmenté leur superficie de 72 % entre 1936 et 2015”, détaille le quotidien milanais. Ainsi, aujourd’hui, on dénombre 200 arbres pour chaque italien (et la Péninsule compte 60 millions d’habitants).

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Cette tendance est commune à tout le Vieux Continent, explique Il Sole 24 Ore, mais il existe certaines spécificités propres à l’Italie, “comme le taux de prélèvement du bois, qui se situe chez nous entre 18 et 36 %, tandis qu’en Europe, ce même pourcentage se situe en moyenne entre 62 et 67 %”.

La reconquête des forêts s’explique essentiellement par le recul progressif des personnes employées dans l’agriculture, mais aussi par la très forte augmentation de sa productivité.

“Le bas Moyen Âge, avant la grande peste, a été une des périodes de l’histoire où il y avait le moins de forêts en Italie, car le seul moyen de nourrir la population était à l’époque d’augmenter la surface des cultures”, pointe le quotidien économique. Puis, après des centaines d’années de “progrès minimes” arrivent les révolutions “techniques” du XIXe et du XXe siècle.

Des progrès qui rendent

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