En finir avec l’hypocondrie, ça change la vie !

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Une rougeur "suspecte", une crampe soudaine, un léger ballonnement… Il n’en faut guère plus à une hypocondriaque pour s’imaginer atteinte des pires pathologies. "Ce qui distingue l’hypocondrie d’un état d’inquiétude lambda est qu’elle dure dans le temps malgré des diagnostics rassurants", indique Antoine Spath, psychologue clinicien. Ce trouble handicapant – demandez à Argan, le malade imaginaire de Molière, combien son quotidien le tourmente ! – prend bien souvent racine dans l’enfance, et plus particulièrement dans un environnement relationnel un peu abrupt. "Parmi les hypocondriaques, on retrouve des sujets chez lesquels le sentiment de sécurité n’a pas été correctement acquis", remarque l’expert. Les "ce n’est rien", "tu me casses les pieds", "ne te fais pas de bile pour si peu" serinés dans les premières années de la vie ont produit un effet délétère : des adultes enclins à une anxiété constante, qui cherchent continuellement une parole apaisante ou (enfin) réparatrice. Mais il n’est pas trop tard pour trouver l’apaisement.

Enquêtrice hors pair, vos recherches se portent sur différentes parties du corps. Et, bien entendu, à force de chercher, vous trouvez.

Comment me rassurer vraiment ? En luttant contre cet état d’hyper-vigilance qui caractérise les hypocondriaques. "L’hypocondrie est un mécanisme de focalisation, explique Antoine Spath. On est dans un tel état d’alerte que la moindre manifestation corporelle, aussi insignifiante soit-elle, peut être considérée comme un dysfonctionnement (...)

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