Franck Riester : « Être un artiste de renom ne garantit pas l'impunité »

Alice Augustin

Pratiques sexistes dans les médias, scandale Matzneff, affaire Polanski, révélations chocs dans le milieu du cinéma... Le ministre de la Culture appelle à un changement d'ère.

Le 21 janvier, au sein du ministère de la Culture, cinquante et un signataires, dont ELLE, « Marianne », Facebook, « Le Monde », « L'Obs » et « Libération », ont ajouté leur nom à la charte pour lutter contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes dans les médias portée par l'association Pour les femmes dans les médias, créée notamment par la journaliste Françoise Laborde. Parmi les engagements : la mise en place de campagnes de sensibilisation auprès des employés, de dispositifs d'écoute et d'aide aux victimes. Franck Riester, ministre de la Culture, revient pour nous sur cette initiative qu'il soutient, ainsi que sur les affaires de violences sexuelles qui secouent depuis plusieurs mois le monde de l'édition et du cinéma.

                

ELLE. Pourquoi était-il important pour le ministère de la Culture de soutenir cette charte ?

Franck Riester. C'est un problème de société majeur qui ne pourra être réglé que si chacun à son niveau s'engage. Il était important pour moi d'accompagner cette initiative en accueillant la signature au ministère de la Culture. Les équipes de l'association Pour les femmes dans les médias ont beaucoup travaillé sur l'élargissement des signataires : en mars 2019, il y en avait dix-huit venant du monde de l'audiovisuel, le 21 janvier prochain, cinquante et un de plus – des groupes de presse écrite, des acteurs du monde de la musique, du cinéma – les rejoindront.

ELLE. Cette prise de conscience...

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