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Gaza : le nombre de fausses couches a augmenté de 300 % depuis octobre

Les organisations tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur les conditions d’accouchement et de soins post-partum à Gaza.

Dans un communiqué publié par Médecins sans frontières, Pascale, coordinatrice d’urgence pour l’ONG, raconte l’histoire de Maha, une jeune femme originaire du nord de Gaza. « Elle (Maha) s'est rendue à l'hôpital lorsqu'elle a senti que le travail commençait, mais elle n'a pas pu être soignée. Toutes les salles d'accouchement étaient pleines », détaille Pascale, « Elle savait que quelque chose n'allait pas, qu'elle devait être admise – elle avait déjà eu une césarienne. Mais n’ayant pas d’autre choix, elle a dû regagner sa tente. Son fils est mort. Elle lui a donné naissance dans les latrines les plus proches de sa tente. »

Des conditions d’accouchement chaotiques

Ce n’est pas la première fois que les organisations alertent sur les conditions d’accouchements, de grossesses et de suivis post-partum à Gaza. « Les agents de santé signalent une augmentation de 300 % du taux de fausses couches parmi les femmes enceintes à Gaza depuis le début des attaques israéliennes il y a trois mois », déclare au blog « Jezebel » Nour Beydoun, conseillère régionale de CARE pour la protection et le genre en situation d'urgence.

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Trois mois après le début des attaques, les hôpitaux et les maternités ne sont plus des endroits sûrs et n’échappent pas aux bombardements.  « Toutes les femmes enceintes courent désormais un risque...

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